Dans le sud du Liban, des localités entières ont été rayées de la carte par l'armée israélienne, transformant la région en une zone morte selon les habitants et les autorités locales. Des villages comme Kfar Kila, Meiss El Jabal et Odaisseh ont subi des destructions massives, avec des maisons réduites en ruines, des routes dévastées et des infrastructures agricoles anéanties.
Une destruction systématique
Les opérations israéliennes, menées dans le cadre de ce que Tsahal appelle une zone tampon, sont dénoncées par les Libanais comme une destruction délibérée et systématique. Des témoignages font état de bulldozers et d'explosifs utilisés pour raser des bâtiments résidentiels, des écoles et des mosquées. Selon des responsables locaux, plus de 80 % des habitations dans certaines zones frontalières ont été endommagées ou détruites.
Conséquences humanitaires
La destruction a provoqué le déplacement de milliers de civils, qui ont fui vers le nord du Liban ou se sont réfugiés dans des abris de fortune. Les organisations humanitaires alertent sur une crise imminente, avec un accès limité à l'eau potable, à la nourriture et aux soins médicaux. Les champs agricoles, essentiels à l'économie locale, ont été incendiés ou minés, rendant toute reprise difficile.
Réactions internationales
La communauté internationale a condamné ces destructions, les qualifiant de violations potentielles du droit international humanitaire. L'ONU a appelé à une enquête indépendante, tandis que des pays comme la France et les États-Unis ont exprimé leur préoccupation. Cependant, aucune mesure concrète n'a été prise pour arrêter les opérations israéliennes.
Les habitants, eux, décrivent une vie brisée. « Ce n'est pas une zone tampon, c'est une zone morte », témoigne un agriculteur de Kfar Kila, dont la maison et les champs ont été détruits. « Nous avons tout perdu. » La reconstruction semble hypothétique tant que le conflit persiste.



