Israël a annoncé avoir mené une frappe ciblée dans la bande de Gaza contre Ezzedine al-Haddad, le chef de la branche armée du Hamas. L'opération, confirmée par l'armée israélienne, visait à éliminer une figure clé du mouvement islamiste palestinien. Selon les autorités sanitaires gazaouies, l'attaque a fait au moins 7 morts et près de 50 blessés, dont plusieurs dans un état grave.
Une escalade militaire inquiétante
Cette frappe intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Israël et le Hamas. Depuis plusieurs semaines, les affrontements se multiplient le long de la frontière, avec des tirs de roquettes depuis Gaza et des représailles israéliennes. L'élimination d'al-Haddad, s'il est confirmé, constituerait un coup dur pour l'organisation, mais pourrait également entraîner une escalade majeure du conflit.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi rapidement. Les États-Unis, alliés d'Israël, ont appelé à la retenue et à la protection des civils. L'Union européenne a condamné la violence et exhorté les deux parties à revenir au dialogue. De son côté, le Hamas a promis des représailles, menaçant de multiplier les attaques contre les intérêts israéliens.
Situation humanitaire à Gaza
La bande de Gaza, déjà soumise à un blocus israélien depuis 2007, voit sa situation humanitaire se détériorer davantage. Les hôpitaux, débordés, peinent à soigner les blessés, tandis que les pénuries de médicaments et de carburant s'aggravent. Les organisations humanitaires appellent à un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'acheminement de l'aide.
L'armée israélienne affirme que la frappe était « précise » et visait uniquement des cibles militaires. Cependant, des témoins rapportent que des habitations voisines ont été endommagées, ce qui soulève des questions sur le respect du droit international humanitaire. Une enquête pourrait être demandée par l'ONU.



