Lundi, l'Iran a réaffirmé que tout accord avec les États-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban, où l'armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran. Selon l'agence de presse iranienne Tasnim, Téhéran a suspendu les négociations avec Washington à cause des « crimes » qu'Israël « continue à commettre » au Liban, ce qui a entraîné une hausse du cours du pétrole.
En effet, pour le marché pétrolier, qui avait l'espoir d'un accord imminent entre Téhéran et Washington en fin de semaine dernière, la perspective d'une résolution rapide semble s'éloigner, et avec elle celle d'un retour à la normale des exportations d'hydrocarbures du Golfe par le détroit d'Ormuz.
Un bond de 6,60 %
Vers 16h05 (heure à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, bondissait de 6,60 % à 97,13 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 7,62 % à 94,02 dollars.
« Le risque d'une rupture (dans les négociations) est réel », estime Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management. En plus du Liban, la question du nucléaire ne semble pas être réglée. Donald Trump a insisté dimanche, sur Truth Social, sur le fait que le projet d'accord « stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire », et ce « en des termes très fermes ».
Une pénurie d'offre en « juillet ou en août » ?
De son côté, l'Iran a réitéré lundi que son programme nucléaire ne figurait pas, à ce stade, au menu des discussions. Après des attaques réciproques entre les États-Unis et l'Iran ce week-end, les hostilités semblent aussi se poursuivre lundi. La défense antiaérienne koweïtienne a intercepté des missiles et des drones « hostiles », a annoncé lundi l'armée, Washington déclarant pour sa part avoir abattu deux missiles iraniens visant les forces américaines dans le pays du Golfe.
Le marché pétrolier pourrait entrer dans une « zone rouge », avec une pénurie d'offre en « juillet ou en août », en l'absence d'issue durable au conflit au Moyen-Orient, avait alerté le 21 mai le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol.



