Trois mois de guerre. « Personne ne se soucie du peuple en Iran » : après les massacres et les bombes, la population reprend contact avec le monde. Témoignages. Après trois mois de coupure d’Internet, les Iraniens parviennent non sans mal à se reconnecter au réseau mondial. Et racontent leur douloureux quotidien.
Un retour progressif à la connexion
Depuis le début du conflit, l'accès à Internet avait été sévèrement restreint par les autorités iraniennes. Les habitants, privés de communication avec l'extérieur, ont dû faire face à l'isolement et à la désinformation. Aujourd'hui, malgré les difficultés techniques et les risques de surveillance, ils retrouvent peu à peu une fenêtre sur le monde.
Témoignages poignants
Les récits recueillis révèlent une réalité marquée par la peur, la pénurie et la résilience. Une jeune femme de Téhéran confie : « Nous avons survécu aux bombardements, mais l'absence d'Internet nous a coupés de tout soutien. » Les Iraniens expriment un sentiment d'abandon face à l'indifférence internationale.
Un quotidien sous tension
La vie quotidienne reste marquée par les coupures d'électricité, le manque de nourriture et la menace constante des frappes. Les écoles sont fermées, les hôpitaux débordés. Pourtant, des initiatives solidaires émergent, comme des réseaux de partage d'informations via des connexions satellitaires.
L'espoir d'une reconstruction
Malgré tout, le retour d'Internet ravive l'espoir d'une reconstruction. Les Iraniens cherchent à rétablir des liens avec leurs proches à l'étranger et à informer le monde de leur situation. « Nous ne voulons pas être oubliés », lance un étudiant de Ispahan.
Ce regain de connexion est fragile. Le gouvernement pourrait à nouveau restreindre l'accès au réseau. Mais pour l'instant, les Iraniens goûtent à une liberté retrouvée, même précaire.



