Dans une grande conversation filmée avec Pierre Haski, le sinologue Jean-Pierre Cabestan, directeur de recherche émérite au CNRS et professeur à l'université baptiste de Hongkong, défend une thèse audacieuse : la guerre de Taïwan n'aura pas lieu. Cet entretien, publié le 13 juillet 2026, intervient alors que Cabestan vient de publier « Taïwan : une démocratie face à la Chine » (Le Cavalier Bleu, 2026).
Une île aux attributs d'État, mais non reconnue
Taïwan possède un drapeau, une armée, une monnaie et des frontières, soit tous les attributs d'un État, à l'exception de la reconnaissance internationale. Située à 150 kilomètres des côtes chinoises, l'île de 23 millions d'habitants est une démocratie que Pékin considère comme une province à reprendre. Xi Jinping en a fait une affaire personnelle, selon Cabestan.
De la guerre civile à la démocratisation
La conversation couvre un large spectre historique : de la guerre civile chinoise à la démocratisation des années 1980, en passant par le consensus de 1992 et la stratégie des zones grises. Cabestan aborde également le rôle crucial de TSMC, le « bouclier de silicium », et les élections de janvier 2028. Il démonte une à une les idées reçues sur l'île.
Une thèse contre l'anxiété ambiante
À rebours de l'anxiété générale, Cabestan soutient que la guerre n'aura pas lieu. Il apporte une analyse nuancée des relations entre Taïwan et la Chine, loin des scénarios catastrophistes. « Taïwan est une démocratie face à la Chine, mais la guerre n'est pas inévitable », explique-t-il.
Un partenariat avec le Nouvel Obs
Cet entretien a été réalisé en partenariat avec « le Nouvel Obs ». Il s'inscrit dans une série de grandes conversations animées par Pierre Haski, chroniqueur international.



