Le régime iranien organise des funérailles hors norme pour son Guide suprême, Ali Khamenei, tué le 28 février lors d'une frappe israélienne. Entre 15 et 20 millions de personnes sont attendues dans les rues de Téhéran, selon les autorités, ce qui en ferait l'un des plus grands rassemblements funéraires de l'histoire.
Un événement sans précédent
La cérémonie a lieu plus de quatre mois après la mort de Khamenei, qui a dirigé la République islamique pendant 37 ans. Ce délai inhabituel s'explique par le contexte de guerre avec Israël et les États-Unis, qui a laissé le pays exsangue. Les funérailles interviennent alors que Téhéran vient de signer un protocole d'accord avec Washington, marquant un tournant diplomatique.
Un pays en crise
L'Iran sort d'un conflit dévastateur qui a affaibli son économie et ses infrastructures. La mobilisation massive pour les funérailles est perçue comme une démonstration de force du régime, qui cherche à consolider son autorité face à une population éprouvée. Selon un analyste politique cité par l'agence de presse locale, "ces funérailles sont un message de résilience et d'unité nationale".
Un héritage contesté
Ali Khamenei, successeur de l'ayatollah Khomeini, a été une figure centrale de la politique iranienne. Son décès ouvre une période d'incertitude, alors que le pays doit élire un nouveau Guide suprême. Les funérailles, qui rassemblent des dignitaires étrangers et des millions de citoyens, illustrent l'importance de ce moment charnière pour l'Iran.



