Les États-Unis et l'Iran ont échangé des frappes aériennes ce week-end, malgré la signature d'un protocole d'accord visant à désamorcer les tensions. Selon le Pentagone, au moins 12 soldats américains ont été tués et 30 autres blessés lors d'une attaque de drone iranien contre une base militaire en Irak.
Des représailles immédiates
En réponse, l'armée américaine a lancé des frappes aériennes contre des positions iraniennes en Syrie, détruisant plusieurs dépôts de munitions et un centre de commandement. Le président Joe Biden a déclaré : « Nous ne tolérerons pas les attaques contre nos forces. L'Iran paiera un prix élevé pour son agression. »
L'Iran a nié toute implication dans l'attaque de drone, mais a revendiqué la responsabilité des frappes américaines, les qualifiant de « violation flagrante de la souveraineté iranienne ». Le ministre iranien des Affaires étrangères a menacé de représailles supplémentaires si les États-Unis continuaient leurs « actes d'agression ».
Un accord fragile brisé
Le protocole d'accord, signé la semaine dernière à Oman, prévoyait un cessez-le-feu immédiat et des discussions sur le programme nucléaire iranien. Les deux parties s'étaient engagées à « s'abstenir de toute action militaire » pendant la durée des négociations.
Cette nouvelle escalade met en péril les pourparlers et risque de déstabiliser davantage la région. L'ONU a appelé à la retenue, mais les analystes estiment que le conflit pourrait s'étendre à d'autres pays du Moyen-Orient.



