Des milliers d'Israéliens ont participé à une marche vers la frontière avec la bande de Gaza le 19 juillet 2026, réclamant le retour des colonies juives dans l'enclave palestinienne. L'événement, organisé par des groupes de colons et des militants de droite, a rassemblé environ 10 000 personnes selon les organisateurs, tandis que la police israélienne estimait la foule à 7 000 participants.
Une revendication controversée
Les manifestants ont défilé avec des banderoles appelant à la réinstallation des colonies, démantelées en 2005 lors du retrait unilatéral israélien de Gaza. « Nous sommes ici pour rappeler que Gaza fait partie d'Israël et que nous devons y revenir », a déclaré Yehuda Glick, un militant connu pour ses positions extrémistes. La marche a été autorisée par les autorités israéliennes, mais la police a déployé des effectifs importants pour éviter tout débordement.
Réactions palestiniennes et internationales
Le Hamas, qui contrôle Gaza, a condamné cette marche comme une « provocation dangereuse » et a menacé de riposter si les manifestants tentaient de franchir la barrière de séparation. « Ce genre d'actions ne fera qu'augmenter les tensions et pourrait mener à une escalade », a averti un porte-parole du mouvement. L'ONU a également exprimé son inquiétude, rappelant que le retour des colonies à Gaza violerait le droit international.
Un contexte tendu
Cette manifestation intervient dans un climat déjà explosif, marqué par des affrontements récurrents à Jérusalem et en Cisjordanie. Le gouvernement israélien, dirigé par Benjamin Netanyahu, n'a pas officiellement soutenu l'événement, mais certains membres de la coalition, comme le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir, ont salué l'initiative. « Le peuple d'Israël ne renoncera jamais à sa terre », a-t-il tweeté.
La marche s'est achevée sans incident majeur, mais elle souligne la persistance des revendications des colons, qui bénéficient d'un soutien croissant au sein de la population israélienne. Selon un sondage récent, 42 % des Israéliens seraient favorables à la réoccupation de Gaza.



