Alors que le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah était censé entrer en vigueur, des bombardements israéliens ont de nouveau frappé le sud du Liban ce samedi 16 mai. Selon des sources locales, plusieurs frappes aériennes ont visé des localités proches de la frontière, faisant au moins cinq blessés parmi les civils. Médecins Sans Frontières (MSF) a immédiatement condamné ces attaques, soulignant qu'elles violent l'accord de trêve et mettent en danger les équipes de secours.
Des violations répétées du cessez-le-feu
Depuis l'annonce du cessez-le-feu il y a trois jours, les incidents se multiplient. L'armée israélienne affirme avoir riposté à des tirs de roquettes depuis le territoire libanais, mais des observateurs internationaux dénoncent des actions disproportionnées. Les frappes de ce samedi ont endommagé plusieurs habitations et infrastructures civiles, provoquant la colère des habitants qui réclament le respect de la trêve.
MSF dénonce des attaques contre les secouristes
Dans un communiqué, MSF a exprimé son indignation face aux bombardements qui ont visé des ambulances et des équipes de secouristes. « Attaquer des personnels de santé est une violation grave du droit international humanitaire », a déclaré l'organisation. Elle appelle les parties à garantir un accès sécurisé aux soins pour les blessés et à respecter les principes de protection des civils.
Le gouvernement libanais a convoqué une réunion d'urgence pour discuter de la situation. De son côté, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a appelé à la retenue et à une enquête sur ces incidents. Les États-Unis et la France, médiateurs de l'accord de cessez-le-feu, ont exhorté Israël à cesser les hostilités et à revenir à la table des négociations.
Cette escalade risque de compromettre les efforts de paix dans une région déjà meurtrie par des décennies de conflit. Les organisations humanitaires craignent une nouvelle vague de violences et appellent à une désescalade immédiate.



