Un adolescent palestinien tué par des soldats israéliens en Cisjordanie
Un drame de plus dans le conflit israélo-palestinien. Un adolescent palestinien de 16 ans a été tué par des soldats israéliens ce mercredi en Cisjordanie occupée, selon des sources médicales palestiniennes. L'incident s'est produit près de la colonie de Beit El, au nord de Ramallah.
L'armée israélienne a confirmé que ses soldats avaient ouvert le feu sur un lanceur de pierres palestinien. Selon un porte-parole militaire, les soldats ont d'abord tiré des coups de semonce, puis ont visé les jambes de l'adolescent. Cependant, les médecins palestiniens affirment que la victime a été touchée à la poitrine.
Les circonstances encore floues
Les versions divergent sur les circonstances exactes du drame. L'armée israélienne affirme que l'adolescent faisait partie d'un groupe de jeunes qui lançaient des pierres sur des véhicules israéliens circulant sur une route voisine. Les soldats auraient alors procédé à des tirs de sommation, puis auraient visé les membres inférieurs du jeune homme. Mais les témoins palestiniens sur place démentent cette version et affirment que l'adolescent a été abattu de sang-froid.
Le ministère palestinien de la Santé a identifié la victime comme étant Mohammad al-Azizi, un habitant du camp de réfugiés de Jalazone, près de Ramallah. L'adolescent a été transporté d'urgence à l'hôpital de Ramallah, où son décès a été constaté.
Une escalade de la violence
Cet incident s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes en Cisjordanie occupée. Depuis plusieurs mois, les affrontements entre les forces israéliennes et les Palestiniens se multiplient, notamment autour des colonies juives. Selon l'ONU, 2025 a déjà été l'année la plus meurtrière pour les Palestiniens en Cisjordanie depuis 2005.
Les lanceurs de pierres, souvent des adolescents, sont régulièrement la cible de tirs israéliens. L'armée israélienne justifie ces tirs par la nécessité de protéger les soldats et les colons. Les Palestiniens, eux, dénoncent une violence disproportionnée et une politique de répression systématique.
Réactions internationales
La communauté internationale a réagi avec inquiétude. L'Union européenne a appelé à une enquête indépendante sur les circonstances de la mort de l'adolescent. De son côté, l'ONU a condamné l'usage excessif de la force par l'armée israélienne. Les États-Unis, allié historique d'Israël, ont exprimé leur préoccupation et demandé la retenue des deux côtés.
Le gouvernement israélien, quant à lui, a défendu l'action de ses soldats, affirmant qu'ils avaient agi conformément aux règles d'engagement. Le Premier ministre israélien a déclaré : "Nous ne tolérerons pas que des pierres soient lancées sur nos citoyens. Nos soldats ont le droit de se défendre."
Un deuil national en Palestine
En Cisjordanie, la mort de Mohammad al-Azizi a provoqué une vague d'émotion. Des centaines de personnes ont participé à ses funérailles dans le camp de Jalazone. Des heurts ont éclaté entre les jeunes Palestiniens et les forces israéliennes, qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule.
Le président palestinien, Mahmoud Abbas, a dénoncé un "crime de guerre" et a appelé la communauté internationale à intervenir pour protéger le peuple palestinien. Il a également annoncé que la Palestine saisirait la Cour pénale internationale pour enquêter sur ce nouveau décès.
Ce drame rappelle une fois de plus la réalité du quotidien en Cisjordanie occupée, où les jeunes Palestiniens sont souvent confrontés à la violence de l'occupation. La communauté internationale est de nouveau appelée à agir pour mettre fin à ce cycle de violence.



