Le 4 mai 1988, Jean-Paul Kauffmann, Marcel Carton et Marcel Fontaine étaient libérés au Liban, mettant fin à une longue captivité. Ils avaient été enlevés à Beyrouth par le Djihad islamique, une organisation liée au Hezbollah. Le journaliste Michel Seurat, capturé avec Kauffmann, était mort en détention.
Les débuts de l'affaire
L'affaire des otages au Liban débute en 1982 avec l'enlèvement du politicien américain David S. Dodge. En 1985, deux diplomates français, Marcel Carton et Marcel Fontaine, sont enlevés le 22 mai, suivis quelques semaines plus tard par Jean-Paul Kauffmann et Michel Seurat. Le Djihad islamique revendique les enlèvements et réclame la libération du commando d'Anis Naccache, responsable d'une tentative d'assassinat à Paris en 1980.
La mort de Michel Seurat
En mars 1986, le Djihad islamique annonce l'exécution de Michel Seurat, en raison de la politique française favorable à l'Irak. Des photos du chercheur, les yeux clos dans un linceul, sont diffusées. Il est probablement mort d'un cancer après une longue agonie.
La libération des trois otages
Le 5 mai 1988, les trois hommes arrivent à l'aéroport de Villacoublay, accueillis par le Premier ministre Jacques Chirac et le ministre de l'Intérieur Charles Pasqua. Leur captivité a duré 1 078 jours pour Kauffmann et 1 139 jours pour Carton et Fontaine. Cette libération met fin à une série de prises d'otages français au Liban, incluant les journalistes Roger Auque, Jean-Louis Normandin, Philippe Rochot, Georges Hansen, ainsi que Camille Sontag et Marcel Coudari.
Un soulagement national
La France a vécu suspendue au sort des otages, dont les noms étaient lus chaque jour aux informations. Leur retour est un soulagement national, mais laisse une ombre : celle de Michel Seurat. Comme le titre Sud Ouest le lendemain : « Il manquait un couvert à la fête ».
Le rapatriement du corps de Michel Seurat
En 2002, Marie Seurat et cinq anciens otages portent plainte contre X. En 2005, des ossements sont découverts au Liban. Les analyses ADN confirment en janvier 2006 qu'il s'agit de Michel Seurat. Le 6 mars 2006, sa dépouille est rapatriée en France, mettant fin à vingt ans d'attente pour sa famille.



