La décision de la FIFA de lever la suspension automatique de l'attaquant américain Folarin Balogun, expulsé en 8es de finale de la Coupe du monde 2026, provoque un scandale international. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a reconnu avoir reçu un appel de Donald Trump pour demander ce réexamen, ce que le président américain a confirmé lundi. L'ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, et l'UEFA ont vivement critiqué cette ingérence politique, tandis que la Fédération belge conteste la procédure.
Trump confirme son appel à Infantino
Donald Trump a déclaré lundi avoir téléphoné à Gianni Infantino pour plaider la cause de Balogun. « J’ai vu l’action. Ce n’était pas une faute. Ce n’était même pas une infraction », a-t-il affirmé lors d’un événement à la Maison Blanche, qualifiant l’arbitre de « douteux ». Il a ajouté : « J’ai demandé à la FIFA de réexaminer cette décision. J’ai parlé à un homme qui est très respecté », en référence à Infantino.
Infantino se défend, mais admet l'appel
Dans un communiqué, Gianni Infantino a reconnu l’appel de Trump tout en défendant l’indépendance des instances : « Oui, je discute régulièrement avec le Président des États-Unis de questions liées à la Coupe du Monde de la FIFA. […] Au cours de notre conversation, j’ai expliqué qu’une procédure judiciaire était en cours impliquant les organes judiciaires indépendants de la FIFA. […] C’est ainsi que fonctionne le système de la FIFA ».
L'UEFA dénonce une « ligne rouge » franchie
L’UEFA, présidée par Aleksander Ceferin, a publié un communiqué cinglant : « La décision prise hier de suspendre, à titre probatoire pour une durée d’un an, l’application de la suspension automatique d’un match suite au carton rouge infligé au joueur Folarin Balogun a franchi une ligne rouge ». L’instance européenne dénonce une menace sur « l’intégrité du jeu » et « la crédibilité de la compétition », qualifiant la décision d’« inédite, incompréhensible et injustifiable ».
Sepp Blatter monte au créneau
L’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, a lui aussi réagi sur X : « Red cards are not overturned by political phone calls. They are overturned by rules, evidence and independent bodies. […] The question is unavoidable: Quo vadis, FIFA? » Il a ajouté : « Le football ne doit jamais devenir un terrain de jeu pour le pouvoir politique ».
La Belgique conteste la procédure
La Fédération belge (RBFA) a envoyé une lettre à la FIFA pour demander des explications, mais affirme n’avoir reçu aucune décision motivée. Dans un communiqué, elle dénonce une manipulation : « La FIFA a elle-même qualifié la situation de recours en appel et s’est assurée immédiatement qu’il soit déclaré irrecevable ». La RBFA annonce qu’elle « contestera l’éligibilité du joueur pour le prochain match » et continuera de « défendre les principes fondamentaux de l’éthique, de la loyauté de la compétition et les intérêts du football ».
Statistiques d'arbitrage controversées
Selon Opta, l’adversaire des Bleus est sanctionné d’un carton toutes les 22,5 fautes, contre toutes les 7,7 fautes pour l’Argentine de Lionel Messi. Cette statistique, publiée par L’Équipe, alimente les débats sur un possible favoritisme arbitral en faveur de l’Albiceleste.
L'Angleterre se qualifie dans un match fou
Malgré une expulsion et une ambiance hostile à l’Estadio Azteca, l’Angleterre a battu le Mexique 3-2, grâce à un doublé de Jude Bellingham et un penalty d’Harry Kane, qui porte son total à six buts dans le tournoi. Les Three Lions affronteront la Norvège en quarts.
Le Brésil éliminé, Marquinhos présente ses excuses
Le Brésil a été éliminé dès les 8es par la Norvège (1-2). Marquinhos a déclaré : « Il est temps de demander pardon au peuple brésilien », tandis que Bruno Guimarães, auteur d’un penalty manqué, a ajouté : « Il faut demander pardon aux supporteurs, qui ont toujours cru en nous ».



