Moins d'une semaine après une série de frappes meurtrières, la capitale ukrainienne est à nouveau prise pour cible. Des bombardements russes ont fait au moins 22 morts ce lundi 6 juillet 2026 à Kiev et dans sa région, selon le dernier bilan des autorités. Les frappes nocturnes ont tué au moins 15 personnes à Kiev et 7 à Vychneve, une ville située près de la capitale, sans oublier des dizaines de blessés. Une trentaine de bâtiments résidentiels de la capitale auraient été endommagés dans ces frappes.
L'armée russe justifie ses frappes
L'armée russe a affirmé que ces frappes sont « en réponse » à celles de l'Ukraine sur son territoire, assurant ne viser que des cibles liées à l'armée ou au secteur énergétique ukrainiens. L'armée ukrainienne, de son côté, a revendiqué ce lundi avoir frappé la raffinerie d'Omsk, l'une des plus grandes raffineries de Russie et la plus éloignée atteinte par Kiev depuis le début du conflit.
L'Otan promet des milliards de dollars
« L'Otan doit s'assurer que l'Ukraine reçoit ce dont elle a besoin », a déclaré Mark Rutte, secrétaire général de l'Alliance atlantique, ce lundi à la veille du sommet de l'Otan à Ankara. Il a estimé que tous les pays membres devaient « assumer pleinement leurs responsabilités » vis-à-vis du soutien à la défense de l'Ukraine. Mark Rutte a également promis des « dizaines de milliards de dollars » de contrats pour renforcer les capacités de défense de l'Alliance.
Interception d'un avion russe par des F-35 britanniques
Le ministère britannique de la Défense a indiqué ce lundi que deux avions de chasse britanniques avaient intercepté jeudi dernier un avion russe ayant largué plusieurs bouées acoustiques à proximité du porte-avions Prince of Wales, en mission pour l'Otan en mer de Norvège. L'appareil russe semblait programmé pour effectuer de la surveillance maritime et de la lutte anti-sous-marine. Le gouvernement britannique a qualifié ses mouvements d'activité « dangereuse et non professionnelle ». En conséquence, l'avion russe « a été intercepté et escorté par deux F-35 britanniques […] jusqu'à ce qu'il quitte la zone », a ajouté le ministère. Depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022 et la montée des tensions entre l'Otan et la Russie, l'Alliance a considérablement renforcé sa présence et sa surveillance dans l'Atlantique Nord et la région Arctique.
Nouvelles sanctions britanniques contre des Russes
Le gouvernement britannique a annoncé ce lundi avoir sanctionné sept individus et deux instituts de recherche russes accusés de développer des armes chimiques ayant servi à empoisonner l'opposant russe Alexeï Navalny en 2024, et une ressortissante britannique en 2018. Les individus et entités visés sont « impliqués dans la recherche, le développement et la production des agents neurotoxiques mortels de type Novitchok et de la toxine létale épibatidine, utilisés (respectivement) dans l'empoisonnement d'Alexeï Navalny et de Dawn Sturgess », indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Le Royaume-Uni, la Suède, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas ont, en février, accusé Moscou d'avoir empoisonné l'opposant russe Alexeï Navalny avec une « toxine rare », l'épibatidine. Alexeï Navalny était mort en février 2024 dans des circonstances troubles en prison.



