Macron et sultan d'Oman pour une navigation libre dans le détroit d'Ormuz
Macron et Oman pour une navigation libre à Ormuz

Emmanuel Macron et le sultan d'Oman, Haïtham ben Tariq, ont publié une déclaration commune appelant à une navigation libre, sans conditions ni restrictions, dans le détroit d'Ormuz. Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions entre l'Iran et les pays occidentaux, notamment après la saisie de pétroliers par les Gardiens de la révolution iraniens.

Une position commune pour la liberté de navigation

Les deux chefs d'État ont souligné l'importance de garantir la liberté de navigation dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transite environ 20 % du pétrole mondial. Ils ont appelé à la désescalade et au respect du droit international, sans toutefois mentionner directement l'Iran. Selon l'Élysée, cette déclaration vise à "préserver la stabilité régionale et la sécurité des approvisionnements énergétiques".

Le sultan d'Oman, qui entretient des relations diplomatiques étroites avec Téhéran, a joué un rôle de médiateur dans le passé. Sa position aux côtés de Macron renforce le poids de cet appel, qui pourrait servir de base à une initiative diplomatique plus large.

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Contexte de tensions accrues

Depuis plusieurs semaines, les incidents se multiplient dans le détroit d'Ormuz. En mai 2026, l'Iran a arraisonné deux pétroliers battant pavillon des Îles Marshall, suscitant des condamnations internationales. Les États-Unis ont renforcé leur présence militaire dans la région, tandis que l'Union européenne envisage de déployer une mission navale pour protéger les navires marchands.

"La liberté de navigation est un principe fondamental du droit de la mer", a rappelé un porte-parole du Quai d'Orsay. "Nous devons éviter toute escalade qui pourrait entraîner un conflit régional aux conséquences désastreuses."

Réactions et perspectives

Cette déclaration conjointe a été saluée par plusieurs pays du Golfe, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, qui craignent une perturbation des flux pétroliers. En revanche, l'Iran n'a pas encore réagi officiellement. Des analystes estiment que le sultan d'Oman pourrait servir d'intermédiaire pour ouvrir un dialogue entre Téhéran et Paris.

Emmanuel Macron avait déjà évoqué ce sujet lors de son déplacement à Oman en mars dernier. La déclaration commune pourrait déboucher sur une résolution au Conseil de sécurité des Nations unies, même si les chances restent incertaines en raison des vetos possibles.

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