La Cour suprême des États-Unis a rejeté la tentative de Donald Trump de supprimer le droit du sol, une décision historique qui préserve la citoyenneté automatique pour les enfants nés sur le sol américain.
La plus haute juridiction du pays a rendu son verdict le 30 juin 2026, confirmant que le 14e Amendement garantit la citoyenneté à toute personne née aux États-Unis, indépendamment du statut migratoire de ses parents. Cette décision représente un revers majeur pour l'ancien président Donald Trump, qui avait fait de la restriction de l'immigration un pilier de sa campagne électorale.
Une bataille juridique de longue haleine
L'administration Trump avait tenté de modifier l'interprétation du 14e Amendement par décret exécutif en 2025, arguant que le droit du sol encourageait l'immigration illégale. Plusieurs États dirigés par des démocrates, ainsi que des organisations de défense des droits civiques, avaient immédiatement contesté cette mesure devant les tribunaux. La Cour suprême, dans une décision à 6 contre 3, a estimé que le décret était inconstitutionnel. Le juge en chef John Roberts, écrivant au nom de la majorité, a déclaré que "le texte et l'histoire du 14e Amendement sont clairs : la citoyenneté par naissance est un droit fondamental qui ne peut être abrogé par un simple décret présidentiel."
Impact sur les familles immigrées
Selon le Pew Research Center, environ 1,5 million d'enfants nés aux États-Unis chaque année ont au moins un parent sans papiers. La décision de la Cour suprême protège leur droit à la citoyenneté, évitant ainsi la création d'une classe de personnes apatrides. Maria Sanchez, directrice de l'organisation National Immigration Law Center, a salué la décision : "C'est une victoire pour la justice et pour des millions de familles qui craignaient de voir leurs enfants privés de leurs droits fondamentaux. La Constitution a prévalu."
Les réactions politiques
Donald Trump a vivement réagi sur son réseau social, qualifiant la décision de "catastrophe pour notre pays" et promettant de "poursuivre le combat" par d'autres moyens. En revanche, le président démocrate en exercice, Joe Biden, a exprimé sa satisfaction : "La Cour suprême a confirmé ce que nous savons depuis des générations : être américain, c'est être né dans ce pays, point final." Plusieurs candidats républicains à la présidentielle de 2028 ont également critiqué la décision, certains appelant à une modification du 14e Amendement, un processus long et complexe nécessitant une majorité des deux tiers au Congrès et la ratification par les trois quarts des États.
Les implications juridiques et sociales
La décision de la Cour suprême met fin à des mois d'incertitude juridique. Les experts estiment qu'elle pourrait avoir des répercussions sur d'autres politiques migratoires controversées, notamment les restrictions sur les visas et les programmes de regroupement familial. Selon une analyse du Migration Policy Institute, près de 4,5 millions de citoyens américains auraient pu être affectés si le décret avait été maintenu. La décision renforce également le principe de jus soli, qui est un fondement du droit de la nationalité dans de nombreux pays, mais qui est de plus en plus contesté dans le débat public américain.



