Islande : un référendum sur l'UE divise la population
Islande : référendum sur l'UE divise la population

En Islande, la question d'un référendum sur l'adhésion à l'Union européenne divise profondément la population. Alors que le gouvernement islandais a évoqué la possibilité d'organiser une consultation populaire, les avis restent partagés entre les partisans d'une intégration européenne et ceux qui privilégient la souveraineté nationale.

Un gouvernement ouvert à la consultation

Le gouvernement islandais, dirigé par la Première ministre Katrín Jakobsdóttir, a récemment relancé le débat sur l'UE. Selon les informations rapportées par Libération, l'exécutif envisage de soumettre la question de l'adhésion à un référendum, sans pour autant fixer de calendrier précis. Cette annonce intervient après des années de gel du dossier, l'Islande ayant officiellement retiré sa candidature en 2015.

Une opinion publique partagée

Les sondages récents montrent une opinion publique islandaise profondément divisée. Environ 45 % des Islandais se disent favorables à un référendum, tandis que 35 % y sont opposés, selon une enquête citée par Libération. Les partisans de l'UE mettent en avant les avantages économiques et la stabilité politique, tandis que les opposants soulignent les risques pour la souveraineté nationale, notamment dans les domaines de la pêche et de l'agriculture.

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Les enjeux de la pêche au cœur du débat

La pêche reste le principal point de blocage. L'Islande, qui dépend fortement de ses ressources halieutiques, craint que l'adhésion à l'UE ne remette en cause sa politique de gestion des quotas. Les pêcheurs islandais redoutent une ouverture de leurs eaux aux flottes européennes, ce qui pourrait menacer leur activité. Selon le ministre de la Pêche, Svandís Svavarsdóttir, « la pêche est un secteur vital pour l'économie islandaise, et toute décision doit être prise en pleine connaissance de cause ».

Des précédents historiques

L'Islande a déjà connu des référendums sur l'UE. En 2010, le pays avait voté à 93 % contre un accord de remboursement de la dette lié à la crise bancaire, mais aucun référendum direct sur l'adhésion n'a jamais été organisé. Le précédent gouvernement avait entamé des négociations d'adhésion en 2010, avant de les suspendre en 2013 et de les retirer officiellement en 2015.

Une décision attendue

Le gouvernement islandais n'a pas encore fixé de date pour un éventuel référendum. Katrín Jakobsdóttir a déclaré que « la décision appartient au peuple islandais », mais elle n'a pas précisé si la consultation aurait lieu avant les prochaines élections législatives, prévues en 2025. En attendant, le débat continue d'animer la société islandaise, entre espoirs d'intégration européenne et craintes pour l'indépendance nationale.

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