Guerre en Ukraine : Moscou rejette les garanties, Trump promet un filet, Pékin visée
Guerre en Ukraine : Moscou rejette les garanties, Trump promet

Guerre en Ukraine : Moscou rejette les garanties, Trump promet un filet, Pékin visée par des sanctions

Réunis à Paris, vingt-six pays, principalement européens, ont annoncé leur engagement à soutenir militairement l’Ukraine dans le cadre d’un futur cessez-le-feu. Moscou rejette catégoriquement toute garantie occidentale. Voici ce qu’il faut retenir de ce sommet décisif.

Vingt-six pays, dont la France et le Royaume-Uni, se sont engagés le 5 septembre à soutenir militairement l’Ukraine après le conflit, afin de dissuader toute nouvelle agression russe. L’Allemagne, l’Italie et la Pologne comptent parmi les principaux contributeurs, bien que Rome et Berlin excluent l’envoi de troupes au sol. Moscou a rejeté ces garanties de sécurité, exigeant des contreparties, tandis que Paris et Washington annoncent de nouvelles sanctions possibles contre la Russie et ses alliés.

Un engagement formel de 26 pays

Vingt-six pays se sont "formellement engagés" jeudi à soutenir militairement l’Ukraine, que ce soit "au sol, en mer ou dans les airs", a annoncé Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’issue du sommet de la Coalition des volontaires, codirigée avec le Premier ministre britannique Keir Starmer. Le président français a précisé que ces garanties de sécurité se déploieraient "le jour où le conflit s’arrête", que ce soit via un cessez-le-feu, un armistice ou un traité de paix. "Il ne s’agit pas de mener une guerre contre la Russie mais de la dissuader d’attaquer à nouveau l’Ukraine", a-t-il insisté.

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Des contributions différenciées

L’Allemagne, l’Italie et la Pologne figurent parmi les principaux contributeurs, selon Emmanuel Macron. Mais Rome a répété qu’elle n’enverrait pas de troupes en Ukraine, tandis que Berlin privilégie le renforcement de la défense antiaérienne et l’équipement des forces terrestres ukrainiennes. La Première ministre italienne Giorgia Meloni et des sources gouvernementales allemandes ont confirmé ces positions.

Le rejet du Kremlin

Moscou a opposé un refus catégorique vendredi. "Les étrangers, en particulier les contingents militaires européens et américains, peuvent-ils fournir et garantir la sécurité de l’Ukraine ? Absolument pas", a déclaré Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, à l’agence Ria Novosti. Il a ajouté que la Russie devait également bénéficier de garanties pour sa sécurité et accusé les Européens "d’entraver" le règlement du conflit.

La question du soutien américain

Un échange en visioconférence a eu lieu dans la foulée du sommet entre Volodymyr Zelensky, plusieurs dirigeants européens et Donald Trump. Selon le président ukrainien, cette discussion a porté sur l’adoption de nouvelles sanctions et la protection du ciel ukrainien contre les attaques russes. Emmanuel Macron a affirmé que le "soutien américain" aux garanties de sécurité serait finalisé "dans les prochains jours" et que Washington avait "été très clair" sur sa participation. Donald Trump avait déjà promis en août un "filet de sécurité" pour l’Ukraine, sans préciser sa forme.

Vers de nouvelles sanctions ?

Keir Starmer a rappelé la nécessité d’"augmenter la pression" sur Vladimir Poutine, accusé de repousser toute négociation de paix. Emmanuel Macron a assuré que l’Union européenne prendrait de nouvelles sanctions "en lien avec les États-Unis" si Moscou persistait. Ces mesures pourraient viser non seulement la Russie mais aussi des pays tiers soupçonnés de l’aider à contourner les sanctions existantes. La Chine a été citée dans ce cadre. Donald Trump, qui s’est dit "très déçu" par son homologue russe, a laissé entendre qu’"il se passerait quelque chose" si Moscou ne répondait pas à ses attentes de paix.

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