Mohammad Ghalibaf, ancien maire de Téhéran et candidat à l'élection présidentielle iranienne de 2024, est décrit comme un caméléon politique capable de s'adapter à toutes les situations. Selon un article du Point, ce personnage redoutable a su naviguer entre les factions de la République islamique d'Iran.
Un parcours militaire et politique
Ghalibaf a commencé sa carrière dans les forces aériennes des Gardiens de la révolution, avant de devenir commandant de la police iranienne. Il a ensuite été élu maire de Téhéran en 2005, poste qu'il a occupé jusqu'en 2017. Son passage à la mairie a été marqué par des projets de modernisation, mais aussi par des accusations de corruption.
Un candidat aux multiples visages
Lors de l'élection présidentielle de 2013, Ghalibaf s'est présenté comme un conservateur pragmatique, mais a perdu face à Hassan Rohani. En 2017, il s'est retiré en faveur d'Ebrahim Raïssi. Pour 2024, il se présente à nouveau, promettant de résoudre la crise économique et de lutter contre la corruption.
Un caméléon idéologique
Selon l'article, Ghalibaf est capable de changer de discours en fonction des circonstances. Il a ainsi soutenu des réformes économiques libérales tout en défendant les valeurs conservatrices. Cette flexibilité lui a valu le surnom de "caméléon" mais aussi des critiques.
Un avenir incertain
Les analystes estiment que Ghalibaf pourrait bénéficier du mécontentement populaire face à la situation économique. Cependant, sa crédibilité est entachée par des scandales passés. Son succès dépendra de sa capacité à convaincre les électeurs de sa sincérité.



