À l'approche du sommet du G7 qui se tiendra du 13 au 15 juin dans la région d'Évian, la ville de Genève, toute proche, se prépare à un scénario potentiellement chaotique. Les autorités suisses ont mis en place un dispositif de sécurité exceptionnel, avec des barricades et des contrôles renforcés, dans la crainte de débordements similaires à ceux de 2003.
Le souvenir de 2003
En 2003, le sommet du G8 à Évian avait été marqué par des affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre. Des milliers de militants altermondialistes avaient convergé vers la région, provoquant des scènes de chaos dans les rues de Genève et des communes environnantes. Les dégâts matériels avaient été considérables et l'image de la Suisse en avait été ternie.
Un dispositif de sécurité sans précédent
Pour éviter que l'histoire ne se répète, les autorités genevoises ont déployé un dispositif de sécurité massif. Plus de 5 000 policiers et militaires seront mobilisés, des barrières métalliques ont été installées autour des zones sensibles, et des drones surveilleront les mouvements de foule. Les accès à la ville sont filtrés, et les transports publics seront perturbés pendant toute la durée du sommet.
Les organisateurs du G7 ont également prévu des mesures de sécurité strictes pour les délégués et les chefs d'État. Les hébergements et les lieux de réunion sont protégés par des périmètres de sécurité, et les déplacements se feront sous escorte armée.
Les inquiétudes des riverains
Les habitants de Genève et des communes voisines expriment leur inquiétude face à ces mesures. Certains redoutent des perturbations dans leur vie quotidienne, tandis que d'autres craignent des violences malgré les précautions prises. Les commerçants, eux, s'attendent à une baisse d'activité pendant la période du sommet.
Les associations de défense des droits civiques dénoncent quant à elles un déploiement sécuritaire disproportionné, qui restreint les libertés publiques. Elles appellent à des manifestations pacifiques pour exprimer leurs revendications, mais les autorités restent vigilantes.
Un test pour la Suisse
Ce sommet du G7 représente un défi majeur pour la Suisse, qui n'a pas accueilli un tel événement depuis 2003. Les autorités espèrent que le dispositif mis en place permettra d'éviter les débordements et de montrer que le pays est capable d'organiser des sommets internationaux en toute sécurité. Mais la pression est forte, et l'ombre de 2003 plane encore sur les préparatifs.
En attendant, Genève se barricade, et les regards sont tournés vers ce sommet qui s'annonce sous haute tension.



