La désignation de cinq arbitres argentins pour le quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et le Maroc suscite un vif débat à Boston. Il s'agit d'une situation inédite depuis le début des matchs à élimination directe, car habituellement deux nationalités différentes sont représentées dans les équipes arbitrales. Facundo Tello, ses deux assistants, le quatrième arbitre et l'assistant VAR sont tous Argentins.
Deschamps interpellé sur l'arbitrage en conférence de presse
Interrogé sans surprise sur cette situation, le sélectionneur français Didier Deschamps a déclaré : « Non (pas de méfiance sur de possibles influences). Vous pouvez vous interroger mais moi je pars du principe qu'il y a des désignations et on ne peut rien y faire. Je fais en sorte de faire confiance aux arbitres. »
« Mon adversaire, c'est le Maroc »
Deschamps a également évoqué la réciprocité : « J'espère que Monsieur Tello et ses assistants qu'on aura demain seront aussi bons que Monsieur Letexier et ses assistants qui ont arbitré un autre match. Évidemment, il y a toujours des décisions qui peuvent amener à discussion. Tout dépend de quel côté on se situe. Mais moi je considère que mon adversaire c'est le Maroc. Je ne vais pas considérer l'arbitre comme un adversaire. Bien au contraire. Il est là pour faire en sorte d'appliquer les lois du jeu le plus justement possible. »
Un contexte particulier
Cette désignation intervient au surlendemain du huitième de finale Argentine-Égypte, arbitré par des Français. La France espère que les arbitres argentins rendront la pareille. Le match France-Maroc se jouera sous escorte policière, ajoutant une pression supplémentaire.



