Le 7 juillet 2026, le rond-point des Tamaris, à Ramatuelle, a été le théâtre d'un contrôle ciblé des VTC (voitures de transport avec chauffeur). Menée par la police municipale avec l'aval de la gendarmerie, cette opération visait à réguler l'afflux de chauffeurs attirés par la clientèle touristique estivale. Selon l'adjoint au chef de service Victor Marques, l'objectif est de « réguler les VTC et non de les chasser ».
Un premier contrôle d'une série estivale
Ce contrôle est le premier d'une série d'opérations programmées tout au long de l'été. La présence de sept agents et de trois points de contrôle sur ce giratoire stratégique, au croisement des plages et de Saint-Tropez, a permis de réguler la circulation tout en ciblant les VTC en infraction. Les autorités constatent que la haute saison attire des VTC venus d'autres régions, notamment de Paris, qui ne respectent pas l'obligation de retour à la base après chaque course.
Un officier explique : « Soumis à l'obligation de retour à la base, un VTC se doit, en théorie, de revenir au siège social de sa société une fois sa course terminée. Donc, s'il est employé à Paris, il est compliqué pour lui de revenir à sa base entre chaque course. » Cette impossibilité conduit à une pratique illégale : le maraudage, réservé aux taxis, qui consiste à aller chercher les clients sans commande préalable. « Ici, ils sifflent et crient pour attirer les clients », ajoute l'officier, ce qui crée une concurrence déloyale et des problèmes de stationnement sur les plages.
Identification complexe des VTC sauvages
Si les policiers peuvent contrôler un véhicule sans être témoins d'une infraction, la verbalisation reste difficile. Les VTC sont soumis à une réglementation administrative stricte, comprenant l'affichage d'un macaron conforme, la carte professionnelle et une pochette de documents (contrat de travail, papiers du véhicule, assurance, Kbis). Cependant, le contrôle des documents ne permet pas toujours d'identifier les VTC sauvages, ceux qui exercent illégalement sans être enregistrés localement. « Il est impossible de prouver qu'ils travaillent actuellement dans la région s'ils ne sont pas en commande », précise un officier.
Les VTC rusent pour éviter les contrôles
Pour échapper aux contrôles, certains VTC utilisent des autocollants 83 sur leur plaque d'immatriculation pour dissimuler leur département d'origine. Cette pratique, si elle est détectée, entraîne l'immobilisation immédiate du véhicule. Malgré une condamnation lourde, le gain potentiel offert par les touristes incite les chauffeurs à prendre le risque.
Après une heure de contrôle, les agents ont mis fin à l'opération, en partie parce que le point de contrôle a été signalé sur des applications. « Maintenant, tout le monde est magiquement en règle », constate le chef adjoint. Le bilan est toutefois positif : 60 véhicules contrôlés, 7 verbalisés, bien qu'aucun VTC sauvage n'ait pu être identifié. De nouveaux contrôles sont prévus dans les semaines à venir.



