Depuis le lundi 24 novembre, la Belgique vit au rythme d'une grève générale de grande ampleur. Ce mouvement social, qui doit connaître son point culminant ce mercredi 26 novembre, paralyse une grande partie du pays. Transports, écoles, services publics : de nombreux secteurs sont à l'arrêt.
Une contestation contre les réformes du gouvernement De Wever
À l'origine de cette mobilisation, la contestation des réformes socio-économiques du gouvernement de centre droit dirigé par Bart De Wever. Parmi les mesures les plus contestées figure le recul de l'âge légal de départ à la retraite, qui passerait de 65 à 67 ans. Cette perspective a mis le feu aux poudres dans un pays déjà éprouvé par des annonces de coupes budgétaires.
Les syndicats, unis dans un front commun, ont appelé à une grève générale intersectorielle. Ainsi, tous les secteurs de l'économie sont concernés, y compris le privé. Les éboueurs, les postiers, les policiers et les enseignants se sont joints au mouvement, rendant la grève particulièrement suivie.
Transports à l'arrêt et écoles fermées
Le trafic aérien est totalement interrompu : aucun avion ne décolle des aéroports de Bruxelles et de Charleroi. Dans les villes, seuls 50 à 60 % des bus et des trams circulent. Les trains sont également très fortement perturbés, avec de nombreuses annulations.
Les écoles et les crèches sont fermées depuis le début du mouvement, privant de nombreux parents de solution de garde. Les services de ramassage des ordures ne sont pas assurés dans la capitale belge, et 40 % des facteurs sont en grève en Wallonie.
Un mouvement qui s'inscrit dans la durée
Cette grève générale n'est pas un événement isolé. En octobre dernier, des manifestations d'ampleur avaient déjà eu lieu pour s'opposer aux coupes budgétaires annoncées par le gouvernement. Le climat social reste très tendu, et les syndicats promettent de nouvelles actions si leurs revendications ne sont pas entendues.
La Belgique, pays souvent cité en exemple pour son dialogue social, connaît ainsi une période de turbulences inédite. Les regards sont tournés vers le gouvernement, qui devra trouver une issue à cette crise pour éviter une paralysie prolongée.



