Andy Burnham nommé Premier ministre britannique par Charles III
Andy Burnham nommé Premier ministre par Charles III

Andy Burnham, 56 ans, a été officiellement nommé Premier ministre du Royaume-Uni par le roi Charles III ce lundi 20 juillet 2026, lors d’un entretien au palais de Buckingham. Il succède à Keir Starmer, qui a démissionné après deux ans au pouvoir. Le nouveau chef du gouvernement, confirmé à la tête du parti travailliste vendredi 17 juillet, doit présenter son équipe cet après-midi à Downing Street.

Un changement de style et de politique

Andy Burnham, ancien maire du Grand Manchester, entend incarner un changement de style autant que politique. Surnommé « le roi du Nord », il veut décentraliser le pouvoir en créant un « N°10 du Nord » à Manchester. Dans un entretien au Times, il a promis de gouverner « différemment », en montrant aux gens « où nous allons, puis les étapes pour y parvenir ».

Il est le sixième Premier ministre à entrer à Downing Street en dix ans. Devenu chef du Labour après avoir obtenu le soutien d’environ 95 % des députés travaillistes, il a été chargé par le roi de former un nouveau gouvernement.

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Les défis économiques et sociaux

Andy Burnham fait face à une crise du coût de la vie et à une croissance économique atone. Sa marge de manœuvre est limitée par une dette publique très élevée. Il doit également freiner l’ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les élections législatives de 2029.

Le nouveau gouvernement devrait être annoncé dans l’après-midi. Le nom de Shabana Mahmood, actuelle ministre de l’Intérieur, circule pour succéder à Rachel Reeves au poste de ministre des Finances. Mahmood a mené une politique très ferme sur l’immigration.

La démission de Keir Starmer

Keir Starmer avait annoncé son départ le 22 juin, impopulaire dans le pays et contesté au sein de son parti après des décisions maladroites et des défaites électorales locales. « Je pars fier », a-t-il déclaré lundi dans une allocution devant le 10 Downing Street, entouré de ses collaborateurs. « Le Royaume-Uni est plus fort et plus juste qu’il y a deux ans. Je pars avec le sourire et je pars fier de tout ce que nous avons accompli. » Il a ensuite présenté sa démission au roi Charles III, accompagné de son épouse Victoria.

Les réactions et les projets

La cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch a critiqué Andy Burnham dans le Times : « Il cherche avant tout à plaire et répugne donc à prendre des décisions difficiles, alors que c’est précisément ce dont le pays a besoin en ce moment. »

Andy Burnham, habile communicant au style détendu, est perçu comme un peu plus à gauche que Keir Starmer. Il a quitté Londres après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Élu maire du Grand Manchester en 2017, il a dirigé cet ancien bastion industriel en renouveau économique, devenant l’une des personnalités politiques les plus populaires du pays.

Son équipe a prévenu qu’il abandonnera le projet de carte d’identité numérique proposé par Keir Starmer pour lutter contre le travail des étrangers en situation irrégulière. Selon des médias britanniques, Andy Burnham pourrait autoriser le développement de champs pétroliers et gaziers en mer du Nord, une perspective saluée par le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social.

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