L'Union européenne a infligé une amende record de 550 millions d'euros à la plateforme de commerce en ligne AliExpress, filiale du groupe chinois Alibaba, pour avoir permis la vente de produits illégaux. Cette sanction, annoncée le 20 juillet 2026, est la plus lourde jamais imposée à un site de e-commerce en Europe.
Des produits contrefaits et dangereux en cause
Selon la Commission européenne, AliExpress n'a pas mis en place de mesures suffisantes pour empêcher la vente de produits contrefaits, de médicaments sans autorisation et d'articles dangereux. L'enquête, menée en collaboration avec les autorités nationales, a révélé que des milliers de produits interdits étaient facilement accessibles sur la plateforme.
« Cette amende envoie un signal fort : les plateformes doivent assumer leur responsabilité dans la lutte contre les produits illégaux », a déclaré Margrethe Vestager, commissaire européenne à la concurrence.
Un précédent juridique majeur
Cette décision s'inscrit dans le cadre du Digital Services Act (DSA), entré en vigueur en 2024, qui impose aux grandes plateformes de mieux contrôler les contenus et produits proposés. AliExpress est la première entreprise à être sanctionnée à un tel niveau pour non-respect de ces obligations.
L'amende représente environ 3% du chiffre d'affaires annuel d'AliExpress en Europe, estimé à 18 milliards d'euros. La Commission a également ordonné à la plateforme de prendre des mesures correctives sous peine de sanctions supplémentaires.
Réactions d'AliExpress et perspectives
AliExpress a annoncé son intention de faire appel de cette décision, estimant avoir déjà mis en place des systèmes de détection avancés. « Nous coopérons pleinement avec les autorités et nous engageons à renforcer nos contrôles », a indiqué un porte-parole.
Cette affaire pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble du secteur, notamment pour d'autres plateformes comme Temu ou Wish, qui font l'objet d'enquêtes similaires. Les associations de consommateurs saluent cette amende record, y voyant une avancée majeure pour la protection des consommateurs européens.



