Méga prêt européen de 44 milliards d'euros à la Pologne pour son réarmement
44 milliards d'euros : le méga prêt européen à la Pologne

Un prêt historique pour la défense polonaise

La Pologne est devenue ce vendredi le premier pays à signer un accord de prêt avec la Commission européenne pour financer la modernisation de son armée et de son industrie de l'armement. Ce prêt, d'un montant de près de 44 milliards d'euros, est le plus important jamais accordé dans le cadre du plan SAFE (Action de sécurité pour l'Europe). Le Premier ministre polonais Donald Tusk a qualifié cet événement de « moment charnière » pour son pays et pour l'Union européenne.

Pourquoi ce prêt ?

L'objectif principal est de renforcer la capacité de défense de la Pologne face à la menace russe, d'autant que les États-Unis envisagent un désengagement militaire. Début mai, le Pentagone a annoncé le retrait de 5 000 soldats américains d'Allemagne d'ici un an. Donald Tusk a souligné que la Pologne doit être prête à toute éventualité, même si l'on espère éviter un conflit ouvert. Les fonds serviront à financer des programmes comme « Eastern Shield », la défense aérienne et antimissile, l'artillerie, les drones, et les infrastructures cyber et logistiques.

Le programme SAFE

Le plan SAFE s'inscrit dans un effort européen de 800 milliards d'euros pour le réarmement stratégique. Doté de 150 milliards d'euros, cet instrument permet à l'UE de prêter aux États membres pour des investissements communs dans l'armement. La Pologne est le premier bénéficiaire, suivie de la Lituanie (6,375 milliards), de la France (15,09 milliards) et de la Tchéquie (2,06 milliards). Le remboursement s'étalera sur 45 ans.

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La Pologne, bouclier oriental de l'UE

Avec 4,8 % de son PIB consacré à la défense, la Pologne est le pays de l'OTAN qui investit le plus en proportion. Frontalière de la Russie et de la Biélorussie, elle joue un rôle clé dans le « bouclier oriental » de l'Union. Ce prêt de 43,73 milliards d'euros est le plus élevé de SAFE, devant la Roumanie (16,68 milliards).

Un programme critiqué en Pologne

Le président nationaliste Karol Nawrocki, soutenu par le parti PiS, a mis son veto au programme, y voyant une ingérence de Bruxelles et de l'Allemagne. Il craint également une rupture avec Washington au profit de fournisseurs européens. Le gouvernement Tusk a contourné ce veto en signant l'accord par décision ministérielle, sans loi votée. Donald Tusk a dénoncé un « acte de trahison nationale » de la part de l'opposition.

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