Karoline Leavitt, porte-parole de la Maison Blanche, a quitté son poste ce mercredi 13 août 2026, après deux années passées à défendre la politique de l'administration Trump. Son départ, annoncé dans un communiqué officiel, intervient alors que son mandat a été marqué par une série de fausses informations diffusées lors de ses points presse.
Une porte-parole clivante
Nommée en janvier 2025, Karoline Leavitt, âgée de 28 ans à l'époque, était devenue la plus jeune porte-parole de l'histoire de la Maison Blanche. Elle a rapidement attiré l'attention par ses déclarations choc et ses attaques contre les médias traditionnels, qu'elle accusait régulièrement de propager des "fake news". Selon le communiqué officiel, elle a décidé de rejoindre un média conservateur, sans plus de précisions.
Durant ses deux années de fonction, elle a tenu plus de 200 conférences de presse, souvent marquées par des affirmations non vérifiées. Un rapport du site d'information PolitiFact, cité dans l'article de Libération, estime que 62 % de ses déclarations étaient fausses ou trompeuses, un record pour un porte-parole présidentiel.
Un bilan controversé
Parmi les épisodes les plus marquants, on retient sa défense de l'idée que les migrants haïtiens à Springfield, dans l'Ohio, mangeaient des animaux de compagnie, une rumeur largement démentie. Elle a également affirmé que l'ouragan Hélène avait été "détourné" par le gouvernement, ou encore que les incendies à Los Angeles étaient dus à des lasers spatiaux. Ces déclarations ont alimenté les critiques de l'opposition et des journalistes, qui y voyaient une dérive de la communication présidentielle.
Son départ a été salué par certains, comme la correspondante de la chaîne CNN à la Maison Blanche, qui a déclaré : "C'est une bonne nouvelle pour la vérité et pour le journalisme." En revanche, des partisans de l'administration Trump ont exprimé leurs regrets, estimant qu'elle avait été un "rempart contre les médias hostiles".
Une succession à la clé
Le communiqué précise que son adjoint, Harrison Fields, assurera l'intérim jusqu'à la nomination d'un successeur. Aucun nom n'a encore été avancé, mais des rumeurs évoquent la possibilité que la nouvelle porte-parole soit une figure plus consensuelle, afin d'apaiser les tensions avec la presse.
Ce départ intervient alors que l'administration Trump prépare la prochaine campagne électorale, et que les relations avec les médias restent tendues. Il reste à voir si cette nomination marquera un tournant dans la communication de la Maison Blanche, ou si elle ne fera que perpétuer les pratiques contestées.



