Un ressortissant biélorusse a été interpellé le 3 juin à Saint-Orens, près de Toulouse, soupçonné d'espionnage industriel au profit de la Russie. L'homme est accusé d'avoir filmé un drone de l'entreprise Delair à Labège. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire à son encontre pour "association de malfaiteurs" et "livraison d'informations à une puissance étrangère".
Les faits
Début juin, un ressortissant biélorusse a été mis en examen et placé en détention provisoire pour avoir filmé "un prototype de drone d'une entreprise fournissant les armées française et ukrainienne", a précisé le parquet. Il s'agit précisément de l'entreprise Delair, implantée à Labège, en banlieue toulousaine, ouverte depuis 2011 et qui n'en finit plus de grossir. Selon La Dépêche du Midi, l'usine compte 250 salariés et enregistre un chiffre d'affaires de plus de 50 millions d'euros.
Comment l'homme a-t-il été retrouvé ?
Dans la nuit du dimanche au lundi 1er juin, des engins explosifs ont été lancés sur le site en pleine nuit. Bien qu'il y ait eu peu de dégâts, une enquête a été ouverte, entraînant le visionnage des images des caméras de vidéosurveillance du site. Le 3 juin, les gendarmes ont trouvé la trace d'un individu qui a été interpellé à Saint-Orens, dans un centre commercial. Dans son véhicule, les militaires ont trouvé du matériel : appareil photo et équipement high-tech, dont un brouilleur sophistiqué. La DGSI a découvert que cet homme, qui vit en Espagne, a transmis une vidéo en Russie. Un acte suffisant pour soupçonner une ingérence étrangère. Le suspect a terminé sa garde à vue à Levallois-Perret avant d'être présenté au parquet de Paris.
Est-ce le même homme qui a lancé les cocktails Molotov ?
Nos confrères indiquent que les gendarmes du groupement de la Haute-Garonne continuent l'enquête. Sur le même sujet, la guerre en Ukraine : un ressortissant biélorusse, soupçonné d'espionnage dans une usine française de drones militaires, est mis en examen.



