Un homme de 39 ans, de nationalité biélorusse, a été mis en examen et placé en détention provisoire dans le cadre d'une enquête pour soupçon d'espionnage au sein d'une usine de drones située dans l'Aube. L'individu, qui travaillait comme technicien dans l'entreprise, est accusé d'avoir collecté des informations sensibles sur les systèmes de drones fabriqués sur le site. Il nie formellement les faits, selon son avocat.
Les faits reprochés
L'enquête, ouverte par le parquet de Paris, a débuté après un signalement de la direction de l'usine, qui avait remarqué des comportements suspects de la part du salarié. Selon les premiers éléments, le Biélorusse aurait tenté d'accéder à des fichiers classifiés et aurait pris des photographies de zones sécurisées de l'installation. Les enquêteurs ont également retrouvé chez lui du matériel informatique contenant des données liées à l'entreprise.
L'usine concernée, spécialisée dans la fabrication de drones civils et militaires, est considérée comme un site stratégique. Elle emploie plusieurs centaines de personnes et travaille en partenariat avec des entreprises de défense. Les informations potentiellement compromises portent sur des technologies de pointe, notamment des systèmes de navigation et de cryptage.
Un profil amateur
Le suspect, décrit par son entourage comme un passionné de technologies, n'a pas de formation particulière en espionnage. Il aurait agi seul, sans lien apparent avec un service de renseignement étranger. Son avocat, Me Jean Dupont, a déclaré : « Mon client est un simple technicien, passionné par son travail. Il n'a jamais eu l'intention de nuire à la sécurité nationale. Il conteste toutes les accusations. »
L'homme encourt une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende pour collecte d'informations de nature à nuire à la défense nationale. L'enquête se poursuit pour déterminer l'étendue des informations auxquelles il a eu accès et si d'autres personnes sont impliquées.
Réactions et impact
Cette affaire a suscité une vive réaction au sein de l'entreprise, qui a renforcé ses mesures de sécurité. Le ministère des Armées a également été informé et suit l'enquête de près. Selon une source proche du dossier, « il s'agit d'un incident grave qui rappelle la nécessité de protéger nos technologies sensibles ». L'usine continue de fonctionner normalement, mais des audits de sécurité sont en cours.



