SOS Méditerranée alerte sur la hausse des violences contre les migrants
SOS Méditerranée : hausse des violences contre les migrants

L'ONG SOS Méditerranée a publié un rapport alarmant le 24 août 2026, dénonçant une hausse significative des violences contre les migrants et ses navires de sauvetage en Méditerranée centrale. Selon le document, les incidents violents ont augmenté de 50 % par rapport à l'année précédente, avec 120 cas recensés en 2026 contre 80 en 2025. Cette tendance inquiète particulièrement l'organisation, qui affirme que ses équipes sont de plus en plus souvent confrontées à des tirs, des menaces et des manœuvres dangereuses de la part de garde-côtes libyens ou de navires non identifiés.

Une hausse des violences documentée

Le rapport de SOS Méditerranée, basé sur des données collectées entre janvier et août 2026, met en évidence une intensification des hostilités. Les cas de tirs à proximité des navires de sauvetage ont doublé, passant de 15 à 30. Les menaces directes contre les équipes ont également augmenté, avec 45 incidents signalés, contre 25 l'an dernier. L'ONG souligne que ces violences surviennent souvent lors d'opérations de sauvetage, alors que les migrants sont en détresse.

« Nous assistons à une escalade inacceptable qui met en danger nos équipes et les personnes que nous secourons », a déclaré Sophie Beau, directrice générale de SOS Méditerranée, citée dans le rapport. Elle a ajouté que « cette situation est le résultat d'une criminalisation croissante de l'aide humanitaire en Méditerranée ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des navires de sauvetage pris pour cible

Les navires de l'ONG, notamment l'Aquarius, ont été la cible de manœuvres dangereuses et de tirs. Le rapport mentionne également des cas de harcèlement par des garde-côtes libyens, qui ont parfois bloqué les opérations de sauvetage. Ces incidents ont conduit à des retards dans les interventions, augmentant le risque de noyade pour les migrants. Selon les données de l'ONG, le nombre de morts en Méditerranée centrale a atteint 2 100 personnes en 2026, contre 1 800 en 2025.

Les autorités italiennes et européennes ont été interpellées par l'ONG pour renforcer la protection des navires humanitaires. Cependant, aucune réponse concrète n'a encore été apportée, selon le rapport. SOS Méditerranée appelle à une enquête indépendante sur ces violences et à des sanctions contre les auteurs.

Un impact sur les opérations de sauvetage

Cette hausse des violences a un impact direct sur les capacités opérationnelles de l'ONG. En 2026, SOS Méditerranée a dû suspendre temporairement certaines missions, réduisant de 30 % le nombre de personnes secourues par rapport à l'année précédente. L'organisation craint que cette tendance ne s'aggrave si aucune mesure n'est prise.

« Nous ne pouvons pas continuer à travailler dans ces conditions. Il est urgent que les États européens agissent pour protéger les sauveteurs et les migrants », a insisté Sophie Beau. Le rapport conclut que la situation en Méditerranée centrale reste critique, avec des conséquences humanitaires désastreuses.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale