Dans sa chronique sur France Inter, Sophia Aram a vivement critiqué ce qu'elle qualifie de « simulacre de procès » contre Claude Lanzmann, le réalisateur de Shoah. Selon elle, cette action judiciaire, engagée à titre posthume, vise à instrumentaliser la mémoire de la Shoah à des fins politiques.
Une accusation de complicité de crimes contre l'humanité
Claude Lanzmann, décédé en 2018, est accusé d'avoir été complice de crimes contre l'humanité en raison de son rôle dans la Résistance française et de son travail de documentation sur la Shoah. Sophia Aram estime que cette accusation est infondée et qu'elle relève d'une tentative de réécriture de l'histoire.
« Ce procès n'a aucun sens, il est absurde et dangereux », a-t-elle déclaré. « Il s'agit d'une manipulation de l'histoire, d'une instrumentalisation de la mémoire des victimes. »
Une instrumentalisation politique de la mémoire
Sophia Aram dénonce une instrumentalisation politique de la mémoire de la Shoah. Elle estime que ce procès vise à discréditer le travail de Claude Lanzmann et à remettre en cause la singularité de la Shoah.
« On veut faire de Claude Lanzmann un criminel, alors qu'il a consacré sa vie à témoigner de l'horreur des camps », a-t-elle ajouté. « C'est une insulte à la mémoire des victimes et à l'histoire. »
Un appel à la vigilance
Sophia Aram appelle à la vigilance face à ce qu'elle considère comme une dérive de la justice. Elle estime que ce procès pourrait ouvrir la voie à d'autres actions similaires, visant à instrumentaliser la mémoire de l'Holocauste.
« Il faut être extrêmement vigilant », a-t-elle conclu. « Ce procès est un précédent dangereux. Il faut défendre la mémoire de la Shoah contre toute tentative de dénaturation. »



