J.K. Rowling en colère : Amnesty UK qualifie son centre d'« anti-droits »
Rowling en colère après qu'Amnesty UK a critiqué son centre

Le centre Beira's Place, fondé en 2022 à Édimbourg par J.K. Rowling pour soutenir les femmes victimes de violences sexuelles, a été qualifié d'organisation « anti-droits » par Amnesty International UK. Cette classification a suscité une vive réaction de l'écrivaine, qui a exprimé sa « colère » le 17 juillet 2026.

Une liste controversée

Début juillet, Amnesty International UK a publié une liste de 117 organisations accusées d'appartenir à un mouvement « anti-droits », hostile aux droits des personnes LGBT+ ou aux droits reproductifs. Beira's Place figurait parmi elles. Le centre propose un accompagnement « en non-mixité aux femmes survivantes de violences commises par des hommes », selon son site internet.

Les avocats du centre ont accusé Amnesty de diffamation et menacé d'engager des poursuites judiciaires, jugeant cette qualification « profondément offensante ».

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Réaction de J.K. Rowling

« L'attaque d'Amnesty contre Beira's Place m'a mise en colère, une colère qui ne cesse de grandir au fil des heures », a déclaré J.K. Rowling sur X. Elle a également invité les organisations figurant sur cette « liste noire » à solliciter l'aide du J.K. Rowling Women's Fund pour leurs frais de justice.

Amnesty International UK a rapidement retiré le rapport et présenté ses excuses. Un porte-parole a expliqué qu'il n'avait pas été soumis aux « procédures internes de relecture, en place pour garantir la cohérence, l'exactitude et l'alignement avec les positions d'Amnesty International UK ». Il a toutefois souligné que l'organisation restait « déterminée » à défendre « à la fois les droits des femmes et ceux des personnes trans ».

Implication du régulateur

Amnesty International UK s'est signalée auprès de la Charity Commission, le régulateur britannique des associations, a confirmé cette dernière le 16 juillet 2026. La commission étudiera si elle est habilitée à prendre des mesures contre l'ONG, mais n'a pas ouvert d'enquête formelle à ce stade.

Contexte juridique

La liste d'Amnesty incluait également For Women Scotland, une organisation qui a obtenu une victoire en justice l'année dernière. La Cour suprême britannique a tranché que la définition légale d'une femme au Royaume-Uni repose sur le sexe biologique. Cette décision, encore partiellement appliquée, devrait avoir de nombreux impacts sur l'accès des personnes transgenres aux espaces non-mixtes.

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