Une récente étude publiée par l'Observatoire du décolonialisme et des extrémismes identitaires révèle que le racisme anti-Blancs n'est pas l'apanage de l'extrême droite. Selon ce rapport, ce phénomène trouve également ses racines dans certaines mouvances de la gauche radicale et de l'islamisme politique.
Une étude qui bouscule les idées reçues
L'étude, intitulée « Les nouvelles formes de racisme anti-Blancs », a été menée sur une période de deux ans. Elle s'appuie sur l'analyse de plus de 1 200 discours, publications en ligne et témoignages. Les chercheurs ont identifié trois principaux vecteurs de ce racisme : l'extrême droite, une partie de la gauche décoloniale et l'islamisme radical.
« On a tendance à associer le racisme anti-Blancs à l'extrême droite, mais notre travail montre que c'est plus complexe », explique le coordinateur de l'étude, qui a requis l'anonymat. « Des discours anti-Blancs émergent aussi dans des cercles qui se revendiquent de l'antiracisme, ce qui est paradoxal. »
Des exemples concrets
Le rapport cite des exemples de propos tenus lors de manifestations ou sur les réseaux sociaux. Certains militants de la mouvance « décoloniale » tiennent des discours essentialistes, opposant « les Blancs » et « les non-Blancs ». D'autres, proches de l'islamisme, utilisent des références religieuses pour justifier une hostilité envers les Blancs.
L'étude note que ces discours restent minoritaires, mais qu'ils se diffusent rapidement via internet. « La viralité des réseaux sociaux amplifie ces propos, même s'ils émanent de petits groupes », précise le rapport.
Des conséquences sociales et politiques
Ces nouvelles formes de racisme ont des conséquences concrètes. L'étude relève une augmentation des signalements d'agressions à caractère raciste visant des personnes blanches dans certains quartiers. Elle appelle à une prise de conscience collective et à des politiques publiques plus inclusives.
« Il ne s'agit pas de nier le racisme systémique envers les minorités, mais de reconnaître que le racisme anti-Blancs existe aussi et qu'il est instrumentalisé par des idéologies extrémistes », conclut le rapport. Les auteurs recommandent une éducation renforcée à la lutte contre toutes les formes de racisme.



