Une femme grimée en homme a posé et déclenché le colis piégé qui a explosé lundi soir à Monaco. La police monégasque a lancé un mandat d'arrêt international contre Anastasiia Berezovska, une Ukrainienne de 39 ans. Son domicile en Allemagne a été perquisitionné ce vendredi, mais elle reste introuvable.
Un engin sophistiqué et des victimes grièvement blessées
Selon Morgan Raymond, procureur général adjoint de Monaco, « la relative sophistication de l'engin explosif et le modus operandi semblent indiquer que la personne ayant posé l'engin explosif n'a pas agi seule ». Il n'a pas donné plus de détails sur d'éventuels complices ou mobiles.
L'explosion a grièvement blessé Vadim Ermolaev, 58 ans, riche homme d'affaires originaire d'Ukraine, sa compagne (dont le pronostic vital est toujours engagé) et son fils de 13 ans. Tous deux sont de nationalité ukrainienne, ce qui a conduit le parquet général de Kiev à ouvrir une enquête préliminaire pour tentative d'assassinat.
Frappes ukrainiennes et russes : un bilan humain lourd
Evguéni Balistsky, gouverneur installé par Moscou dans la région occupée de Zaporijjia, a déclaré : « C’est une frappe contre la vie des civils, contre des gens venus faire leurs courses. » Selon lui, une frappe ukrainienne sur un marché de Tomak a fait au moins cinq morts et 18 blessés. Cette attaque survient au lendemain d'une frappe russe massive sur Kiev qui a tué au moins 30 civils.
D'autres frappes ukrainiennes ont également fait deux morts dans les régions russes frontalières de Briansk et Belgorod.
70 milliards d'euros d'aide militaire de l'Otan à l'Ukraine
Les pays européens de l'Otan et le Canada vont s'engager à fournir 70 milliards d'euros d'aide militaire à Kiev en 2026, lors du sommet de l'Alliance la semaine prochaine à Ankara. Cette somme sera reconduite en 2027, soit 140 milliards sur deux ans. Ce montant inclut les 60 milliards d'euros que l'Union européenne s'est engagée à prêter à l'Ukraine en 2026 et 2027 (30 milliards par an).
La Lituanie veut accueillir des armes nucléaires
Le président lituanien Gitanas Nauseda a déclaré depuis Berlin : « Nous voulons faire intégralement partie de cette dissuasion nucléaire. » Il a ajouté : « Il y a quelques jours, j’ai proposé un amendement constitutionnel pour supprimer la restriction existante sur le possible déploiement d’armes nucléaires en Lituanie. »
Parmi les pays du nord-est européen de l'Otan, la Pologne semble la plus déterminée à rejoindre le programme américain de « nuclear sharing » et le projet de « dissuasion avancée » du président français Emmanuel Macron.



