Selon le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF) publié ce mercredi, la liberté de la presse dans le monde a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans. L'organisation pointe une criminalisation croissante du journalisme, avec une augmentation des arrestations, des intimidations et des violences à l'encontre des journalistes.
Une dégradation alarmante
Le Classement mondial de la liberté de la presse 2025, qui évalue 180 pays, révèle que la situation s'est dégradée dans toutes les régions du monde. Seuls 14 % de la population mondiale vit dans des pays où la presse est considérée comme libre, contre 20 % l'année précédente.
RSF souligne que les démocraties elles-mêmes ne sont pas épargnées, avec une montée des attaques contre les médias et les journalistes, notamment aux États-Unis, en Inde et en Europe de l'Est.
Les chiffres clés
- 73 journalistes ont été tués en 2024, soit une hausse de 15 % par rapport à 2023.
- 533 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le monde, un record historique.
- 48 pays ont connu une détérioration significative de leur environnement médiatique.
Les régions les plus touchées
Le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord restent les régions les plus dangereuses pour les journalistes, suivis par l'Asie et l'Afrique subsaharienne. La Russie, la Chine et l'Érythrée sont en bas du classement, tandis que la Norvège, le Danemark et la Suède conservent les premières places.
Appel à l'action
RSF appelle les gouvernements et les organisations internationales à prendre des mesures urgentes pour protéger les journalistes et garantir la liberté de la presse. L'organisation insiste sur la nécessité de mettre fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs de violences contre les médias.
« La liberté de la presse est un pilier essentiel de la démocratie et des droits humains. Son déclin est un signal d'alarme pour le monde entier », a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.



