Deux hommes séropositifs, victimes de harcèlement et de menaces de mort, ont entamé une grève de la faim ce lundi 24 août pour dénoncer la sérophobie. Ils réclament des mesures concrètes de la part des pouvoirs publics.
Un acte de protestation inédit
Les deux hommes, dont l'identité n'a pas été révélée, ont choisi ce moyen radical pour attirer l'attention sur la discrimination dont ils sont victimes. Selon le collectif qui les soutient, ils ont été harcelés et menacés de mort en raison de leur statut sérologique.
Cette grève de la faim se déroule dans un contexte de recrudescence des actes sérophobes en France. Les associations de lutte contre le VIH alertent régulièrement sur la persistance de ces discriminations, malgré les progrès médicaux.
Des revendications précises
Les grévistes demandent notamment la mise en place d'une campagne nationale de sensibilisation à la sérophobie, ainsi que le renforcement des sanctions pénales contre les auteurs de discriminations. Ils réclament également un meilleur accès aux soins et à la prévention pour les personnes séropositives.
Le collectif de soutien précise que les deux hommes sont prêts à poursuivre leur mouvement tant que leurs revendications ne seront pas entendues. Ils appellent les pouvoirs publics à engager un dialogue constructif.
Un phénomène qui persiste
La sérophobie reste un problème majeur en France, touchant de nombreuses personnes vivant avec le VIH. Selon les associations, ces discriminations ont des conséquences graves sur la santé mentale et physique des personnes concernées, et peuvent conduire à un isolement social et à un renoncement aux soins.
Les deux hommes espèrent que leur action permettra de briser le silence et de faire évoluer les mentalités. Ils appellent la société civile et les médias à se mobiliser contre cette forme de discrimination.



