Le fils du président ougandais se vante d'avoir enlevé un avocat
Fils du président ougandais : enlèvement d'avocat revendiqué

Le général Muhoozi Kainerugaba, fils du président ougandais Yoweri Museveni, a suscité une vive controverse en revendiquant publiquement l'enlèvement d'un avocat. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il s'est vanté d'avoir infligé douleur et souffrance à la victime, provoquant l'indignation des défenseurs des droits de l'homme et de l'opposition.

Des déclarations choquantes

Dans un tweet désormais supprimé, Muhoozi Kainerugaba a écrit : « Fier de toute la douleur et de toute la souffrance que je vais infliger à cet avocat qui a osé défier mon père. » Ces propos ont immédiatement suscité une vague de condamnations, tant au niveau national qu'international. L'avocat en question, dont l'identité n'a pas été révélée, aurait été enlevé par des hommes armés non identifiés alors qu'il rentrait chez lui à Kampala.

Réactions nationales et internationales

L'opposition ougandaise a dénoncé un acte de « terrorisme d'État » et appelé à une enquête indépendante. Plusieurs organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont condamné ces agissements, rappelant que l'enlèvement et les menaces de mort sont des violations graves des droits fondamentaux. Le gouvernement ougandais, de son côté, a tenté de minimiser l'incident, affirmant que le général Kainerugaba s'exprimait à titre personnel et non au nom de l'État.

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Un contexte de tensions croissantes

Cet incident survient dans un climat de tensions politiques accrues en Ouganda, où le président Museveni, au pouvoir depuis 1986, fait face à des critiques croissantes pour sa gestion autoritaire. Son fils, souvent présenté comme un successeur potentiel, est accusé de diriger des unités militaires d'élite impliquées dans des opérations répressives contre les opposants. L'enlèvement de cet avocat pourrait être un nouveau chapitre dans la répression des voix dissidentes.

Appels à la justice

Des avocats ougandais ont organisé une grève pour protester contre cet enlèvement et réclamer la libération immédiate de leur confrère. Ils dénoncent une atmosphère de peur qui entrave l'exercice de leur profession. La communauté internationale, par la voix de l'Union européenne et des États-Unis, a exprimé sa préoccupation et appelé les autorités ougandaises à garantir la sécurité de tous les citoyens, y compris les avocats.

Alors que l'affaire prend une ampleur médiatique, le gouvernement ougandais est sous pression pour agir. Le ministre de la Justice a promis une enquête, mais les sceptiques doutent de son indépendance. Pour l'instant, le sort de l'avocat enlevé reste inconnu, et ses proches vivent dans l'angoisse.

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