Enfants ciblés par l'armée israélienne en Cisjordanie : une enquête
Enfants ciblés par l'armée israélienne en Cisjordanie

Une enquête approfondie menée par plusieurs organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International et Human Rights Watch, a mis en lumière une augmentation alarmante des violences commises par l'armée israélienne contre des enfants palestiniens en Cisjordanie. Selon le rapport publié le 29 juin 2026, au moins 45 enfants ont été tués par des tirs israéliens depuis janvier 2025, soit une hausse de 60 % par rapport à l'année précédente.

Des tirs à balles réelles lors de manifestations

Les incidents les plus fréquents se produisent lors de manifestations ou de heurts près des colonies israéliennes. Des témoignages recueillis par les enquêteurs indiquent que des soldats israéliens ont utilisé des balles réelles contre des enfants qui lançaient des pierres ou participaient à des rassemblements pacifiques. Un garçon de 14 ans, Mohammed, a raconté avoir été touché à la jambe alors qu'il ramassait des olives dans son champ familial près de Hébron. "Je n'ai rien fait de mal, je cueillais des olives avec mon père", a-t-il déclaré.

Arrestations violentes et détentions prolongées

Outre les tirs, l'armée israélienne procède à des arrestations nocturnes dans les villages palestiniens, visant des enfants dès l'âge de 12 ans. Selon l'ONG B'Tselem, plus de 700 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes, souvent sans inculpation formelle. Les conditions de détention sont décrites comme sévères, avec des interrogatoires sans présence parentale et des privations de sommeil. Un père de famille de Ramallah a témoigné : "Ils ont emmené mon fils de 13 ans à 3 heures du matin, menotté et les yeux bandés. Nous ne savions pas où il était pendant trois jours."

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Réactions internationales et appels à une enquête

Ces révélations ont suscité des réactions vives au sein de la communauté internationale. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé à une enquête indépendante et à la protection des enfants conformément au droit international humanitaire. L'Union européenne a également condamné ces actes et demandé à Israël de cesser toute violence contre les civils, en particulier les mineurs. De son côté, le gouvernement israélien a rejeté les accusations, affirmant que ses forces respectent le droit international et ne ciblent que les personnes représentant une menace immédiate.

Impact psychologique et social sur les enfants

Au-delà des blessures physiques, ces violences ont un impact psychologique dévastateur. Une étude de l'UNICEF menée en Cisjordanie montre que 80 % des enfants palestiniens présentent des symptômes de stress post-traumatique, tels que des cauchemars, de l'anxiété et des troubles du comportement. Les écoles et les centres de santé locaux peinent à fournir un soutien adéquat face à l'afflux de cas. Une enseignante de Naplouse a confié : "Les enfants ont peur de sortir de chez eux. Ils ne veulent plus aller à l'école parce qu'ils craignent d'être arrêtés ou tués."

Mesures préconisées par les organisations de défense des droits

Les organisations appellent à des mesures concrètes : la fin de l'utilisation de balles réelles contre les manifestants, l'interdiction des arrestations nocturnes d'enfants, et la mise en place d'un mécanisme de surveillance international. Elles demandent également que les responsables de violations du droit international soient traduits en justice. Le rapport conclut que la protection des enfants doit être une priorité absolue et que la communauté internationale ne peut rester silencieuse face à ces abus.

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