Barbara Butch et son avocate : l'antisionisme invoqué à Grenoble n'était que le vêtement de l'antisémitisme
Barbara Butch : l'antisionisme invoqué n'était que le vêtement de l'antisémitisme

Mercredi 20 juillet 2026, lors du procès de l'agression de l'activiste et DJ Barbara Butch à Grenoble, son avocate a vivement critiqué la défense qui invoquait l'antisionisme pour justifier les violences. Selon un article du Monde, l'avocate a déclaré que « l'antisionisme invoqué n'a été à Grenoble que le vêtement de l'antisémitisme ».

Les faits reprochés

Barbara Butch, connue pour son activisme féministe et LGBTQIA+, avait été agressée en mars 2026 lors d'une soirée dans un bar grenoblois. Des individus l'auraient insultée et frappée, en proférant des propos antisémites. La défense des agresseurs a tenté de justifier ces actes en les présentant comme une réaction à des positions politiques de la victime, notamment son soutien à Israël.

L'avocate de Barbara Butch a dénoncé cette tentative de justification : « L'antisionisme ne peut pas être un prétexte pour attaquer une personne en raison de son identité juive. C'est une forme déguisée d'antisémitisme. »

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Le contexte grenoblois

Grenoble a été le théâtre de plusieurs incidents antisémites ces dernières années, ce qui a conduit à une mobilisation des autorités locales. Le parquet de Grenoble avait requis des peines allant de 6 à 18 mois de prison ferme contre les trois accusés. Selon le Monde, l'un des agresseurs aurait crié « Sale juive, va en Israël » avant de frapper Barbara Butch.

Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné les trois hommes à des peines de prison allant de 8 à 18 mois, dont une partie avec sursis. Le verdict a été salué par les associations de lutte contre l'antisémitisme.

Réactions et impact

Barbara Butch, présente au tribunal, a déclaré après le verdict : « Ce procès montre que la justice ne se laisse pas tromper par les faux-semblants. L'antisionisme ne doit pas être une excuse pour l'antisémitisme. »

L'affaire a suscité une large couverture médiatique et relancé le débat sur les limites de l'antisionisme en France. Selon un sondage réalisé par l'Ifop en mai 2026, 62 % des Français considèrent que l'antisionisme est parfois utilisé comme un prétexte pour exprimer des opinions antisémites. Le procès de Grenoble pourrait ainsi contribuer à une prise de conscience sur ce phénomène.

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