Une nouvelle vague de départs chez Grasset
Après le départ fracassant de près de deux cents auteurs français de la maison d'édition Grasset en avril dernier, c'est au tour des écrivains étrangers de tourner le dos au groupe Hachette, désormais sous le contrôle de Vincent Bolloré. L'annonce, moins spectaculaire mais tout aussi significative, révèle une opposition déterminée à l'extrême droite, qui dépasse les frontières nationales.
Des poids lourds de la littérature mondiale
Parmi les démissionnaires, on compte des figures majeures de la scène littéraire internationale. La prix Nobel de littérature Han Kang, l'écrivain Joshua Cohen, auteur du roman « Les Nétanyahou » (Prix Pulitzer 2021), ainsi que Solvej Balle, Gabriela Cabezón Cámara, Adam Biles, Thomas Chatterton Williams, Claudia Durastanti, Urszula Honek et Siri Ranva Hjelm Jacobsen ont annoncé leur départ. Ces auteurs, salués par la critique et les récompenses, envoient un message clair : ils refusent de cautionner une ligne éditoriale jugée trop proche des idées d'extrême droite.
Un contexte de tensions politiques
Cette décision fait suite au limogeage d'Olivier Nora de la direction de Grasset le 14 avril dernier. Les auteurs français avaient alors été les premiers à réagir en quittant la maison. Aujourd'hui, les écrivains étrangers emboîtent le pas, affirmant que « l'extrême droite doit être combattue au-delà des frontières ». Ce mouvement traduit une inquiétude grandissante face à l'influence de Vincent Bolloré dans le monde de l'édition et des médias.
Un impact durable sur le paysage éditorial
Ces départs massifs pourraient bien marquer un tournant pour Grasset et le groupe Hachette. La perte de talents aussi prestigieux risque d'affaiblir la réputation de la maison d'édition et de susciter des interrogations sur son avenir. Pour les auteurs démissionnaires, il s'agit d'un acte de résistance et de solidarité, qui dépasse le simple cadre professionnel pour s'inscrire dans un combat politique et éthique.



