Argentine : démission du chef de cabinet, fidèle de Javier Milei
Argentine : démission du chef de cabinet de Milei

Nicolás Posse, chef de cabinet du président argentin Javier Milei et l'un de ses plus proches collaborateurs, a présenté sa démission le vendredi 28 juin, selon un communiqué officiel de la présidence. Cette décision intervient dans un contexte de tensions internes au sein du gouvernement libertarien, alors que le pays traverse une grave crise économique.

Un pilier du gouvernement s'en va

Nommé en décembre 2023, Nicolás Posse était considéré comme le bras droit de Milei, avec qui il partageait une longue amitié et une vision économique radicale. Sa démission, annoncée sans explication détaillée, a surpris les observateurs. Le communiqué présidentiel a simplement indiqué que Posse quittait ses fonctions pour des raisons personnelles, sans autre précision.

Selon des sources proches du gouvernement, cette démission serait liée à des désaccords stratégiques sur la gestion de la crise économique, notamment sur les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI). L'Argentine doit renégocier un prêt de 44 milliards de dollars contracté en 2018.

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Une crise économique persistante

L'Argentine connaît une inflation galopante, qui a atteint 289 % en mai 2026 sur un an, selon l'Institut national de la statistique (Indec). Le taux de pauvreté dépasse 45 % de la population. Le gouvernement Milei, élu sur un programme de choc libéral, a mis en œuvre des coupes budgétaires drastiques et une dévaluation du peso, mais les résultats tardent à se concrétiser.

"La démission de Posse est un signe de fragilité au sein de l'exécutif", analyse María Laura García, politologue à l'Université de Buenos Aires. "Milei perd un allié clé à un moment où la confiance des marchés et de la population est cruciale."

Qui pour succéder à Posse ?

Le président Milei doit désormais nommer un nouveau chef de cabinet. Plusieurs noms circulent, dont celui de Guillermo Francos, actuel ministre de l'Intérieur, ou de Sandra Pettovello, ministre du Capital humain. Le choix sera déterminant pour la suite du mandat, alors que des élections législatives partielles sont prévues en octobre 2026.

Cette démission intervient alors que le gouvernement est confronté à une série de défis : négociations avec le FMI, hausse des prix, et contestation sociale. Les syndicats ont appelé à une grève générale pour le mois de juillet.

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