Dans son nouvel essai « Vivre, libre » (éditions La Découverte), Amandine Gay, autrice, réalisatrice et militante afroféministe, livre une réflexion puissante sur la suprématie blanche et les mécanismes d’assignation. Elle y affirme que « la suprématie blanche comme régime politique, on en meurt », une déclaration choc qui résume l’urgence de son propos.
Un essai ancré dans les sciences sociales et l’expérience personnelle
Depuis plusieurs années, Amandine Gay nourrit sa pensée des sciences sociales et de son vécu. Dans « Vivre, libre », elle analyse comment les catégories raciales enferment les individus, mais aussi comment il est possible de s’en libérer collectivement. L’ouvrage, publié le 21 juin 2026, mêle théorie et récits personnels pour offrir une perspective afroféministe inédite en France.
Le débat sur le terme « racisé »
Interrogée sur l’usage du mot « racisé », qui suscite des controverses dans l’Hexagone, Gay explique que ce terme permet de nommer une réalité vécue : celle d’être assigné à une catégorie raciale par un système de pouvoir. Selon elle, refuser ce vocabulaire revient à nier l’expérience des personnes discriminées.
Un appel à la réappropriation de l’histoire
Pour l’autrice, reprendre possession de son histoire est un acte politique. Elle encourage les lecteurs à déconstruire les récits dominants et à construire des mémoires alternatives. « Vivre, libre » se veut un guide pour celles et ceux qui cherchent à s’émanciper des rapports de pouvoir.
L’essai, destiné à un large public, a été salué par la critique pour sa clarté et son engagement. Il s’inscrit dans la continuité des travaux de Gay sur la transmission et la mémoire, notamment son film « Ouvrir la voix ».



