Le président du parti conservateur allemand CDU (Union chrétienne-démocrate), Friedrich Merz, a annoncé sa démission ce dimanche 19 juillet 2026, après la révélation qu'il était devenu père par gestation pour autrui (GPA) aux États-Unis. Cette pratique est interdite en Allemagne.
Les faits et la révélation
Selon le quotidien Bild, Merz et son épouse ont eu recours à une mère porteuse en Californie, où la GPA est légale. L'enfant, un garçon, est né en juin 2026. La nouvelle a été divulguée par des sources proches du parti, provoquant une onde de choc dans le paysage politique allemand.
Merz, 70 ans, a confirmé l'information dans un communiqué, expliquant que lui et sa femme avaient choisi cette voie après des années de tentatives infructueuses pour avoir un enfant. Il a présenté ses excuses pour n'avoir pas informé le parti de ses projets.
La réaction politique et les conséquences
La démission de Merz intervient alors que la CDU se préparait pour les élections régionales de septembre. Le parti a accepté sa démission avec regret, selon un porte-parole. Angela Merkel, ancienne chancelière et figure emblématique de la CDU, a exprimé sa tristesse mais a souligné que les règles du parti doivent être respectées.
La GPA est un sujet sensible en Allemagne, où elle est interdite par la loi sur la protection des embryons. Les partis de gauche et les associations féministes ont critiqué Merz, qualifiant son action de « violation des valeurs éthiques fondamentales ». En revanche, certains membres de la CDU ont exprimé leur soutien, arguant que la vie privée des politiciens doit être respectée.
Impact sur la CDU et la politique allemande
Cette affaire affaiblit la CDU à un moment crucial. Le parti était en tête des sondages pour les élections régionales en Bavière et en Hesse. Selon un sondage réalisé par Infratest dimap pour le compte de la chaîne ARD, 62 % des Allemands estiment que la démission était nécessaire. Le vice-président du parti, Carsten Linnemann, assurera l'intérim jusqu'à l'élection d'un nouveau président lors d'un congrès extraordinaire prévu en septembre.
La question de la GPA pourrait également relancer le débat sur sa légalisation en Allemagne. Le ministre de la Justice, Marco Buschmann (FDP), a déclaré qu'il était temps d'ouvrir une discussion sur le sujet, tandis que les Verts et le SPD se montrent réservés.
En conclusion, cette affaire met en lumière les tensions entre vie privée et responsabilité politique, ainsi que les divergences éthiques autour de la GPA en Allemagne.



