Abelardo de la Espriella, candidat d'extrême droite soutenu par l'ancien président américain Donald Trump, a été élu président de la Colombie ce dimanche 22 juin 2026. Selon les résultats officiels, il a obtenu 52,3 % des suffrages exprimés, devançant son adversaire de gauche, Gustavo Bolívar, qui a recueilli 47,7 % des voix. La participation électorale s'est élevée à 67 %, un taux légèrement inférieur à celui du second tour de 2022.
Une campagne marquée par la polarisation
La campagne présidentielle a été l'une des plus polarisées de l'histoire récente de la Colombie. Abelardo de la Espriella, ancien avocat et sénateur, a axé son discours sur la lutte contre la criminalité, la défense des valeurs traditionnelles et une politique économique libérale. Il a notamment promis de durcir les peines contre les trafiquants de drogue et de réduire les impôts pour les entreprises. Son adversaire, Gustavo Bolívar, candidat du Pacte historique, défendait un programme de réformes sociales et de paix négociée avec les groupes armés.
Le soutien de Donald Trump
Donald Trump a activement soutenu la candidature d'Abelardo de la Espriella, allant jusqu'à intervenir lors de meetings virtuels et à publier des messages sur les réseaux sociaux en sa faveur. "Abelardo est un homme fort qui mettra fin au chaos en Colombie", a déclaré Trump dans une vidéo diffusée pendant la campagne. Ce soutien a été perçu comme un moyen pour l'ancien président américain de renforcer son influence en Amérique latine.
Réactions internationales
La victoire d'Abelardo de la Espriella a suscité des réactions contrastées. Le gouvernement américain, par la voix de son secrétaire d'État, a félicité le nouveau président et s'est dit prêt à collaborer avec lui. En revanche, plusieurs gouvernements de gauche de la région, comme le Mexique et le Chili, ont exprimé leur inquiétude quant à un possible recul des droits humains. L'Union européenne a appelé à "un dialogue constructif et au respect des institutions démocratiques".
Conséquences pour la Colombie
L'élection d'Abelardo de la Espriella marque un tournant majeur pour la Colombie. Il devrait prendre ses fonctions le 7 août prochain. Parmi ses premières mesures annoncées figurent la révision des accords de paix de 2016 avec les FARC, qu'il juge trop cléments, et le lancement d'une offensive militaire contre les groupes armés illégaux. Sur le plan économique, il prévoit de baisser l'impôt sur les sociétés de 32 % à 25 % et de réduire les dépenses publiques. Selon des analystes, ces politiques pourraient stimuler la croissance à court terme mais creuser les inégalités.
Un scrutin sous tension
Le scrutin s'est déroulé sans incidents majeurs, mais dans un climat de tension. Des milliers de policiers et de soldats ont été déployés pour sécuriser les bureaux de vote. Gustavo Bolívar a reconnu sa défaite dans la soirée, appelant ses partisans à "rester vigilants et à défendre la démocratie". Des manifestations spontanées ont éclaté à Bogotá et Medellín, tant pour célébrer la victoire que pour protester contre elle.



