Au moins 27 personnes ont été tuées dans une attaque russe contre un entrepôt à Boutcha, près de Kiev, a annoncé le gouvernement ukrainien. La frappe, survenue dans la nuit, a également fait plusieurs blessés, selon les autorités locales. Les secours sont toujours à l'œuvre sur place pour rechercher d'éventuelles victimes sous les décombres.
Une attaque dénoncée par Kiev comme un crime de guerre
Le ministère ukrainien de l'Intérieur a confirmé le bilan provisoire de 27 morts, précisant que l'entrepôt stockait des denrées alimentaires et des matériaux de construction. Les images diffusées par les services de secours montrent d'importants dégâts matériels, avec un bâtiment entièrement détruit par l'explosion et l'incendie qui a suivi.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réagi sur les réseaux sociaux, qualifiant cette frappe de « nouveau crime de guerre » et réitérant son appel aux alliés occidentaux pour renforcer la défense aérienne du pays. Selon lui, « chaque attaque contre des infrastructures civiles démontre la nécessité d'une protection accrue de notre ciel ».
Boutcha, symbole des atrocités russes
Boutcha, ville de la banlieue de Kiev, avait été le théâtre de massacres de civils en 2022, lorsque les forces russes l'avaient occupée au début de l'invasion. Ce nouveau drame ravive la mémoire des exactions commises, alors que la ville tentait de se reconstruire.
Le ministère de la Défense russe n'a pas commenté cette frappe dans l'immédiat. Sur le front, les combats se poursuivent dans l'est et le sud de l'Ukraine, avec des bombardements quotidiens sur les zones habitées.
Un lourd tribut pour les civils
Les Nations unies ont recensé plus de 10 000 civils tués depuis le début de la guerre, un chiffre probablement sous-estimé selon les observateurs. Cette attaque de Boutcha s'ajoute à une série de frappes meurtrières contre des infrastructures civiles, alors que la communauté internationale peine à imposer un cessez-le-feu.
Le gouvernement ukrainien a annoncé l'ouverture d'une enquête pour crimes de guerre, tandis que les équipes de déminage et de secours poursuivent leurs opérations. La ville de Boutcha, déjà éprouvée, devra une fois de plus panser ses plaies et enterrer ses morts.



