Trêve fragile entre Israël et Hezbollah : nouvelles frappes meurtrières au Liban
Trêve fragile : nouvelles frappes meurtrières au Liban

Le cessez-le-feu annoncé vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien ne tient plus à grand-chose. De nouvelles frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait six morts ce samedi. Les frappes ont visé plus d'une douzaine de localités après minuit et ce samedi matin, pour beaucoup dans le secteur de Nabatiyé, où des tirs d'artillerie ont aussi eu lieu, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.

Trois personnes ont été tuées à Arab Salim et une à Deir Zahrani, tandis qu'une autre est morte « après un tir de drone ennemi ciblant une moto » à l'entrée de la localité de Dweir, a précisé l'ANI. L'armée libanaise a annoncé de son côté la mort d'un de ses soldats dans le sud du pays, « sur la route Kfar Rumman-Nabatiyé ». Elle a dénoncé « la poursuite des attaques brutales israéliennes [qui] vise à entraver toute solution permettant de rétablir la stabilité au Liban ».

L'armée israélienne a dit ce samedi viser des positions du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban, en riposte à des attaques contre ses soldats déployés dans cette partie du Liban. « Dans la nuit, l'organisation terroriste Hezbollah a tiré plus de 50 projectiles contre les forces israéliennes dans le sud du Liban », indique un communiqué militaire. « À la suite de ces attaques, Tsahal frappe des cibles terroristes du Hezbollah dans le sud du pays ».

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Le Hezbollah se réserve le droit de riposter

Un député du Hezbollah, Hassan Fadlallah, a affirmé ce samedi que le mouvement pro-iranien avait « le droit » de répondre aux attaques israéliennes. « Pour nous, ce qui importe, c'est que l'ennemi respecte pleinement et totalement ce cessez-le-feu, et qu'il ne tente pas d'attaquer notre pays et nos villages, ni d'occuper de nouvelles positions », a-t-il déclaré dans un communiqué, ajoutant que « la résistance a pleinement le droit de faire face à cet ennemi lorsqu'il nous attaque, car c'est lui l'agresseur et l'occupant ».

Vendredi, un responsable américain avait déclaré à l'AFP qu'une trêve immédiate entre Israël et l'organisation chiite Hezbollah, soutenue par l'Iran, avait été conclue par des médiateurs américains et qataris après des discussions avec Israël et l'Iran. L'ambassadeur d'Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a indiqué que son pays respecterait le cessez-le-feu si le Hezbollah en faisait de même, alors que de précédentes annonces de trêve avaient été peu suivies d'effet.

Un cinquième cycle de négociations mardi

Avant la nouvelle annonce, des frappes israéliennes avaient fait 47 morts et près d'une centaine de blessés dans la nuit de jeudi, selon les autorités libanaises. Il s'agissait du bilan le plus lourd depuis la conclusion, lundi, du protocole d'accord irano-américain qui prévoit un arrêt des hostilités « sur tous les fronts, y compris au Liban », un point sur lequel Téhéran avait insisté. L'armée israélienne avait, elle, fait état de la mort de quatre de ses soldats, dont un haut gradé.

Sous la pression des États-Unis, le Liban a entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, visant à mettre fin aux hostilités. Un cinquième cycle de négociations doit débuter mardi, selon le département d'État. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré vendredi que les troupes israéliennes resteraient dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire ».

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient début mars par des tirs de roquettes sur Israël pour venger la mort du guide suprême iranien, tué lors de frappes américano-israéliennes sur Téhéran.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale