Les tensions montent d'un cran dans le détroit d'Ormuz, où Iraniens et Américains se livrent à une véritable guerre des nerfs. Donald Trump, qui vient unilatéralement de prolonger pour une durée indéterminée la trêve avec Téhéran tout en maintenant le blocus maritime sur les ports iraniens, a déclaré le 23 avril avoir ordonné à la marine américaine d'"abattre et tuer tous les bateaux, aussi petits soient-ils (...) qui posent des mines" dans cette voie navigable stratégique.
Des ordres sans équivoque
"Il ne doit y avoir aucune hésitation", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, assurant avoir "le contrôle total" dans la zone. Cette déclaration intervient dans un contexte de blocus maritime imposé par les États-Unis, qui a déjà conduit à la déviation de 33 navires depuis le début de l'opération, selon le Pentagone.
Arraisonnement d'un pétrolier iranien
Washington a confirmé ce jeudi avoir arraisonné dans l'océan Indien un second pétrolier sous sanctions, le "Majestic", transportant du pétrole iranien. Les forces américaines multiplient les interceptions pour faire respecter l'embargo sur les exportations iraniennes.
La riposte de Téhéran
De leur côté, les Gardiens de la Révolution ont affirmé le 22 avril avoir "saisi" deux navires qui essayaient de franchir le détroit d’Ormuz et les ont "dirigés vers la côte iranienne". La télévision d'État a diffusé des images de soldats masqués arrivant à bord d'un hors-bord gris près du "MSC Francesca" et grimpant à bord avec des fusils.
Cette escalade fait suite à des semaines de tensions croissantes dans la région, où chaque camp cherche à affirmer sa domination. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20% du pétrole mondial, reste un point névralgique du commerce énergétique international.



