Crise au Moyen-Orient : Trump menace l'Iran, Téhéran riposte par des attaques sur Israël
Trump menace l'Iran, Téhéran riposte par des attaques sur Israël

Escalade des tensions au Moyen-Orient après les déclarations belliqueuses de Donald Trump

Le président américain Donald Trump a annoncé, lors d'une allocution télévisée le 1er avril 2026, son intention de poursuivre des frappes « extrêmement dures » contre l'Iran pendant encore deux à trois semaines. Cette déclaration intervient dans un contexte de conflit ouvert au Moyen-Orient, marqué par une recrudescence des hostilités entre les différentes parties prenantes.

Des menaces américaines et des ripostes iraniennes immédiates

Donald Trump a affirmé que les États-Unis étaient « proches de remplir » leurs objectifs dans la guerre contre l'Iran, tout en justifiant la nécessité de frappes supplémentaires pour empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire. Le locataire de la Maison-Blanche a menacé de s'en prendre aux infrastructures énergétiques iraniennes, promettant de « frapper chacune de leurs centrales électriques très durement et probablement simultanément » en l'absence d'accord.

En réponse, l'Iran a promis des attaques « écrasantes » contre les États-Unis et Israël. Le commandant opérationnel de l'armée iranienne, Khatam al-Anbiya, a déclaré dans un communiqué diffusé par la télévision d'État : « Avec la confiance en Dieu Tout-Puissant, cette guerre se poursuivra jusqu'à votre humiliation, votre déshonneur, vos regrets définitifs et votre capitulation. Attendez-vous à des actions encore plus écrasantes, plus vastes et plus destructrices. »

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Quatre attaques iraniennes en six heures sur le territoire israélien

L'armée israélienne a indiqué avoir contré quatre salves de missiles lancés depuis l'Iran dans un intervalle de six heures, dont deux survenues après le discours de Donald Trump. La police israélienne a été appelée sur « plusieurs » sites touchés dans le centre du pays, avec des médias évoquant neuf sites impactés. Quatre personnes ont été légèrement blessées selon les premiers bilans.

Les médias israéliens rapportent que les dégâts observés sur une zone particulièrement étendue résultent probablement de l'utilisation de munitions à fragmentation, qui explosent en vol en dispersant des sous-munitions. Iran et Israël s'accusent mutuellement d'utiliser ce type d'armes prohibées.

Répercussions économiques et régionales immédiates

Les marchés financiers ont réagi vivement aux déclarations de Donald Trump. Le prix du baril de pétrole Brent de la mer du Nord a grimpé de plus de 4% jeudi 2 avril, repassant au-dessus de 105 dollars, tandis que le baril de WTI, référence américaine, a pris plus de 3% à plus de 103 dollars. Les Bourses asiatiques, qui avaient ouvert dans le vert, se sont retournées après le discours du président américain, avec le Nikkei à Tokyo reculant de 1,5% et le Hang Seng à Hong Kong perdant 1%.

Parallèlement, les Émirats arabes unis ont indiqué que leurs défenses aériennes étaient intervenues activement contre des menaces liées à des missiles et des drones, sans préciser l'origine de ces engins. Un Bangladais a été tué la veille par des débris de drones interceptés près du détroit d'Ormuz.

Le détroit d'Ormuz au cœur des tensions géopolitiques

L'Iran a répondu à Donald Trump que le détroit d'Ormuz resterait fermé à ses « ennemis », tandis que le président américain appelait les pays dépendants de cette voie maritime stratégique à « s'occuper » de résoudre son blocage. Le Royaume-Uni organisera jeudi une réunion virtuelle des représentants d'une trentaine de pays prêts à se mobiliser pour rétablir et garantir la sécurité du transport maritime dans le détroit une fois les hostilités terminées.

Une plainte pour crime de guerre déposée en France

Sur le plan judiciaire, un artiste franco-libanais, Ali Cherri, qui a perdu ses parents dans une frappe israélienne contre un immeuble d'habitation de Beyrouth fin 2024, a annoncé saisir la justice française pour qu'elle ouvre une enquête pour « crime de guerre ». Sept civils, dont le père et la mère de l'artiste, âgés de 87 et 77 ans, avaient été tués dans le bombardement de leur immeuble de 12 étages le 26 novembre 2024, quelques heures seulement avant l'entrée en vigueur d'un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

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Cette procédure, soutenue par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), serait une première concernant les attaques menées par Israël au Liban entre octobre 2023 et novembre 2024, selon l'avocate de l'artiste, Me Clémence Bectarte.