Donald Trump menace de renvoyer l'Iran à l'âge de pierre par de nouvelles frappes
Trump menace l'Iran de frappes pour le renvoyer à l'âge de pierre

Donald Trump menace de frapper "très fort" l'Iran dans les prochaines semaines

Le président américain Donald Trump a prononcé mercredi soir une allocution inquiétante dans laquelle il a menacé de renvoyer l'Iran à "l'âge de pierre" via de nouvelles frappes militaires au cours des deux ou trois prochaines semaines. Lors de cette intervention en prime time, le locataire de la Maison Blanche a affirmé que les États-Unis atteindraient bientôt leurs objectifs stratégiques dans ce conflit qui dure depuis le 28 février.

Une escalade verbale et militaire

"Nous allons les frapper très fort au cours des deux ou trois prochaines semaines", a déclaré Donald Trump avec fermeté. "Nous allons les renvoyer à l'âge de pierre, là où est leur place." Le président américain a présenté l'Iran comme militairement neutralisé, affirmant que les forces américaines avaient détruit la marine et l'armée de l'air iraniennes, mais a néanmoins annoncé la poursuite des opérations offensives.

Malgré ces déclarations de succès militaire, Trump s'est abstenu de présenter un plan concret pour mettre fin à la guerre, laissant planer l'incertitude sur la durée réelle du conflit. "Je suis heureux d'annoncer ce soir que les principaux objectifs stratégiques sont en passe d'être atteints rapidement, très rapidement", a-t-il simplement affirmé, sans fournir de calendrier précis.

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Les enjeux économiques et géopolitiques

Le discours de 19 minutes n'a guère rassuré les marchés financiers ni les alliés des États-Unis. Immédiatement après l'allocution présidentielle, les bourses ont chuté et le prix du pétrole a grimpé de plus de 6%, reflétant les craintes d'un conflit qui s'éterniserait.

Cette hausse des cours pétroliers s'explique notamment par les inquiétudes concernant le détroit d'Ormuz, par lequel transite normalement près de 20% de l'approvisionnement mondial en pétrole et gaz naturel liquéfié. Trump a éludé les questions cruciales sur l'accès à ce passage stratégique, se contentant d'affirmer qu'il s'ouvrirait "de lui-même" une fois le conflit terminé.

Le président américain a également pointé du doigt la responsabilité iranienne dans la flambée des prix du carburant : "De nombreux Américains s'inquiètent de la récente hausse des prix de l'essence ici, chez nous. Cette augmentation à court terme est entièrement due aux attaques terroristes insensées menées par le régime iranien."

Menaces sur les infrastructures énergétiques

Donald Trump a clairement indiqué que si les nouveaux dirigeants iraniens ne négociaient pas de manière satisfaisante, les États-Unis commenceraient à cibler les infrastructures pétrolières et de production d'électricité du pays. "Si toutefois, pendant cette période, aucun accord n'est conclu, nous avons des cibles clés en ligne de mire", a-t-il prévenu.

Le président a également appelé les pays dépendants du pétrole du Golfe à prendre l'initiative d'ouvrir le détroit d'Ormuz : "Ils peuvent le faire facilement. Nous leur apporterons notre aide, mais c'est à eux de prendre l'initiative pour protéger le pétrole dont ils dépendent si désespérément."

Une atmosphère de tension internationale

Pendant que Donald Trump prononçait son discours, les sirènes d'alerte ont retenti à Doha et Tel Aviv, illustrant la tension palpable dans la région. Le président américain, qui avait pourtant annoncé qu'il exprimerait son "dégoût de l'OTAN" lors de cette allocution, n'a finalement pas directement abordé la question de l'Alliance transatlantique.

Cette escalade verbale intervient alors que des discussions se poursuivent en coulisses. "En attendant, les discussions se poursuivent", a concédé Trump, laissant une porte ouverte à la diplomatie tout en brandissant la menace militaire.

L'absence de calendrier clair pour la fin des hostilités, combinée à ces menaces explicites de nouvelles frappes, crée un climat d'incertitude qui affecte non seulement la région du Moyen-Orient mais aussi l'économie mondiale, particulièrement sensible aux fluctuations des prix de l'énergie.

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