Trump menace l'Iran de frappes sur infrastructures et suscite des craintes de crimes de guerre
Trump menace l'Iran de frappes et suscite des craintes de crimes de guerre

Donald Trump intensifie ses menaces contre l'Iran et suscite l'inquiétude internationale

Le président américain Donald Trump a de nouveau exhorté jeudi soir Téhéran à conclure un accord "avant qu'il ne soit trop tard", après avoir menacé quelques heures plus tôt, lors d'une allocution télévisée, de renvoyer l'Iran à l'"âge de pierre". Dans des déclarations particulièrement belliqueuses, il a affirmé que les États-Unis poursuivraient leurs bombardements pendant deux ou trois semaines, sans laisser entrevoir aucune issue à court terme au conflit entré dans son deuxième mois.

Des menaces ciblées sur les infrastructures iraniennes

Pas de quoi faire reculer le locataire de la Maison-Blanche, qui a menacé cette nuit de frapper spécifiquement des ponts et des centrales électriques en Iran. "L'armée américaine n'a pas encore commencé à détruire ce qu'il reste en Iran. Ce sera ensuite le tour des ponts, puis des centrales électriques", a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. Les dirigeants iraniens "savent ce qui doit être fait, et ce doit être fait rapidement !", a-t-il martelé.

Hier soir déjà, Donald Trump avait publié une vidéo montrant ce qu'il a décrit comme la destruction du plus grand pont d'Iran lors d'une frappe. Huit civils ont perdu la vie dans cette attaque contre ce pont en construction, selon les médias iraniens. Ces déclarations et actions ont provoqué une vive hausse des cours du pétrole ainsi qu'un recul significatif des Bourses mondiales, témoignant de l'inquiétude des marchés financiers.

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Des experts s'alarment de possibles crimes de guerre

Des dizaines d'experts en droit international aux États-Unis, dont des représentants d'universités prestigieuses comme Harvard, Yale, Stanford et l'Université de Californie, ont signé une tribune dans laquelle ils estiment que les frappes américaines en Iran pourraient constituer des crimes de guerre. Selon eux, le comportement des forces américaines et les déclarations des hauts responsables américains "soulèvent de graves préoccupations quant à des violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire".

Leur texte mentionne notamment une déclaration troublante de Donald Trump à la mi-mars, selon laquelle les États-Unis pourraient mener des frappes contre l'Iran "juste pour le plaisir". Les experts se disent "très préoccupés par les frappes qui ont visé des écoles, des établissements de santé et des habitations", citant en particulier une attaque contre une école en Iran dès le premier jour de la guerre.

Contexte régional tendu avec l'implication des Houthis

Dans ce contexte déjà extrêmement tendu, les Houthis du Yémen ont revendiqué hier soir dans un communiqué "une opération militaire menée par une salve de missiles balistiques" visant des "objectifs vitaux de l'ennemi israélien" dans la région de Jaffa. Il s'agit de leur quatrième attaque contre l'État hébreu depuis leur entrée en guerre le week-end dernier, élargissant encore le conflit régional.

Alors que la guerre au Moyen-Orient en est désormais à son 35e jour, les perspectives de résolution rapide semblent s'éloigner. Les menaces répétées de Donald Trump, combinées aux préoccupations croissantes concernant le respect du droit international humanitaire, créent un climat d'incertitude et de tension qui dépasse largement le cadre du conflit bilatéral entre Washington et Téhéran.

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