Lors d'un meeting en Caroline du Nord, Donald Trump a affirmé que la Corée du Nord possède désormais 57 armes nucléaires, un chiffre qui n'a pas été confirmé par les services de renseignement américains. L'ancien président a également vivement critiqué la Corée du Sud, l'accusant de ne pas payer suffisamment pour la présence militaire américaine sur son sol.
Des déclarations choc sur l'arsenal nord-coréen
« Ils ont 57 armes nucléaires, et ils continuent d'en fabriquer », a lancé Donald Trump devant ses partisans, sans citer de source précise. Selon des estimations récentes d'experts indépendants, la Corée du Nord pourrait disposer de 40 à 50 ogives nucléaires, mais le chiffre de 57 avancé par l'ancien président dépasse largement les évaluations officielles.
Le dirigeant républicain a également reproché à son successeur, Joe Biden, d'avoir « perdu le contrôle » de la situation péninsulaire, affirmant que sous son mandat, les relations avec Pyongyang s'étaient améliorées. « Quand j'étais président, il n'y avait pas de missiles, pas d'essais nucléaires », a-t-il rappelé, faisant référence à la période de dialogue diplomatique entamée en 2018.
Des critiques acerbes contre Séoul
Donald Trump a également exprimé son mécontentement envers la Corée du Sud, qu'il a accusée de « profiter » des États-Unis. « Ils ne paient presque rien pour les 28 500 soldats américains stationnés chez eux », a-t-il dénoncé, ajoutant que Séoul devrait « payer 5 milliards de dollars par an » pour cette protection.
Ces propos interviennent alors que les négociations sur le partage des coûts de défense entre Washington et Séoul sont au point mort. Sous l'administration Trump, les deux pays avaient conclu un accord prévoyant une augmentation de 13 % de la contribution sud-coréenne pour 2021, à environ 1,18 milliard de dollars.
Des conséquences diplomatiques potentielles
Les déclarations de Donald Trump risquent de compliquer les efforts de l'administration Biden pour relancer le dialogue avec Pyongyang, tout en fragilisant les relations avec Séoul. Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a refusé de commenter directement les propos de l'ancien président, mais a réaffirmé « l'importance de l'alliance américano-coréenne ».
Les experts estiment que ces sorties médiatiques pourraient également nuire à la crédibilité des États-Unis dans la région, alors que la Chine et la Russie observent attentivement les divisions politiques américaines. Selon un récent rapport du Pentagone, la Corée du Nord continue d'enrichir de l'uranium et de produire du plutonium, ce qui lui permettrait d'augmenter son arsenal de 5 à 10 ogives par an.



